Méditation – 1er juin 2016 – Attention à ne pas prier pour soi-même

Deux hommes montèrent au temple pour prier ; l’un était Pharisien, et l’autre collecteur des taxes. Le Pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : « Ô Dieu, je te rends grâce de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont rapaces, injustes, adultères, ou encore comme ce collecteur des taxes : je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus. ». Le collecteur des taxes, lui, se tenait à distance ; il n’osait même pas lever les yeux au ciel, mais il se frappait la poitrine et disait : « Ô Dieu, prends en pitié le pécheur que je suis ! ». Eh bien, je vous le dis, c’est celui-ci qui redescendit chez lui justifié, plutôt que celui-là. Car quiconque s’élève sera abaissé, mais celui qui s’abaisse sera élevé. Luc 18.10-14

Rien de tel que de prier pour soi-même, sur soi-même ! Bien sûr, tout ce que le Pharisien déclara était vrai. En effet, il jeûnait. Il donnait toujours sa dîme. Il ne ressemblait pas aux autres hommes et certainement pas à ce collecteur de taxes modeste et malheureux.
En fait, le Pharisien était un homme respectable et il le savait. En priant ainsi, il voulait être sûr que Dieu le sache aussi. Alors, il témoigna lui-même de sa justice, de sa fidélité envers l’Église, etc. Il me rappelle le rabbin Simeon ben Jochai, qui déclara un jour : « S’il y a deux hommes justes dans le monde, il s’agit de moi et de mon fils. S’il n’y en a qu’un, c’est moi ! ». Finalement, le Pharisien de la parabole ne voulait pas vraiment prier, mais surtout rappeler à Dieu à quel point il était estimable. William Barclay écrivit : « La question n’est pas : Suis-je aussi bon que les autres ? La question qui se pose est : Suis-je aussi bon que Dieu ? Quand nous nous comparons à Dieu, la seule chose que nous pouvons dire, c’est : Dieu, sois miséricordieux à mon égard, je ne suis qu’un pécheur ! ». C’est ainsi que le collecteur des taxes pria. Il est intéressant de noter qu’il dit : « le pécheur », et non « un pécheur ». Il était tout à fait conscient de ses fautes personnelles et de ses manquements. Il se confessa à Dieu du plus profond de son coeur meurtri. C’est là le miracle de la grâce. Ce n’est pas notre fierté personnelle ou nos qualités qui comptent avec Dieu, mais plutôt la prise de conscience de ce qu’est réellement notre vie à la lumière de sa Parole et de son caractère.

« Si nous reconnaissons nos péchés, il est juste et digne de confiance : il nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de toute injustice. » (1 Jean 1.9.) « C’est par la grâce, en effet, que vous êtes sauvés au moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est pas en vertu des oeuvres, pour que personne ne puisse faire le fier. » (Éphésiens 2.8-9.)

Prêtons donc attention à la précision apportée par Jésus : il raconta cette parabole « pour certains, qui étaient persuadés d’être des justes et qui méprisaient les autres » (Luc 18.9).


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