Méditation – 15 juin 2016 – Voir au-delà des apparences

Ses disciples vinrent lui demander : Renvoie-la, car elle crie derrière nous. Il répondit : Je n’ai été envoyé qu’aux moutons perdus de la maison d’Israël. Mais elle vint se prosterner devant lui en disant : Seigneur, viens à mon secours ! Il répondit : Ce n’est pas bien de prendre le pain des enfants pour le jeter aux chiens. C’est vrai, Seigneur, dit-elle ; d’ailleurs les chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres… Alors Jésus lui dit : Ô femme, grande est ta foi ; qu’il t’advienne ce que tu veux. Et dès ce moment même sa fille fut guérie. Matthieu 15.23-28

Le Nord de la Galilée n’était pas très loin de Jérusalem. Les Pharisiens avaient suivi Jésus sur le trajet. Pourtant, Jésus avait besoin de temps pour former ses disciples en vue de la crise à venir. La seule solution pour eux était de se rendre dans les villes de Tyr, Sidon et Césarée de Philippe, une région où les Gentils vivaient. Cela permettrait aussi à Jésus d’être hors de portée d’Hérode Antipas.
Jésus ne tarda pas à rencontrer des non-Juifs, ce qui était prévisible. L’une de ces personnes était une femme cananéenne, qui s’approcha de lui pour le supplier de guérir sa fille tourmentée par un démon. Alors, Jésus réagit d’une façon qui peut nous sembler choquante, mais qui ne surprit pas ses disciples. Il ignora la femme. Semblant comprendre l’attitude de Jésus, les disciples lui demandèrent de partir. Jésus déclara ensuite qu’il avait été envoyé pour les Juifs. Cependant, sans se laisser intimider, la femme continua d’implorer son aide. Il lui répondit
qu’il n’était pas bien de prendre la nourriture des petits enfants pour la donner aux chiens. À ce moment-là, la femme reprit légèrement espoir. Elle insista, disant qu’elle était prête à être un chien, si cela lui permettait d’être l’objet des bénédictions du royaume. Jésus la récompensa largement. Non seulement il la félicita pour la foi dont elle faisait preuve, mais il guérit sa fille. Cette femme cananéenne, qui n’est pas nommée dans l’Évangile, avait compris ce que les disciples n’avaient pas saisi : il faut accepter de n’être plus rien pour pouvoir entrer dans le royaume.
Cet enseignement est vrai, mais la dureté apparente de Jésus vis-à-vis de cette femme choque encore certains lecteurs aujourd’hui. Cependant, nous devons nous rappeler que les mots de Jésus étaient accompagnés d’expressions du visage et de gestes. La femme vit des raisons d’espérer dans l’étincelle de son regard et le léger sourire qui s’afficha sur ses lèvres. Ellen White souligne que « la femme discerna, sous le refus apparent de Jésus, une pitié qu’il ne réussissait pas à cacher » (Jésus-Christ, p. 394).

Père, aide-moi à être aussi sensible à tes paroles et à te désirer comme la femme cananéenne.


Tournezlesyeux<< Retrouvez le livre de méditation « Tournez les yeux vers Jésus » ici

Les commentaires sont fermés