EDS – Lundi 20 juin – Notre substitut crucifié

« Depuis la sixième heure jusqu’à la neuvième heure, il y eut des ténèbres sur toute la terre. Et vers la neuvième heure, Jésus cria : Eli, Eli, lema sabachtani ? c’est-àdire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Mt 27.45,46.) Que signifie ce cri ? Qu’implique-t-il concernant le plan du salut ?

Matthieu rapporte ce que certains théologiens ont appelé « le cri de déréliction ». Le terme « déréliction » implique l’idée d’abandon, de quelque chose laissé à l’abandon et dans le malheur. Dans le cas présent, Jésus a le sentiment d’être abandonné par le Père. Les ténèbres qui entouraient le pays à ce moment symbolisaient le jugement divin (Es 19.9-16 ; Am 5.18-20 ; Jr 13.16). Jésus goûtait en lui-même les horribles conséquences du péché, de la séparation complète d’avec le Père. En notre nom,il portait en lui le jugement divin contre le péché, jugement qui aurait dû être le nôtre. « De même aussi le Christ, qui s’est offert une seule fois pour porter les péchés d’une multitude, apparaîtra une seconde fois, en dehors du péché, pour ceux qui l’attendent en vue du salut. » (He 9.28 ; voir également 2 Co 5.21.)

Sur la croix, Jésus s’approprie les mots du Psaume 22.1, car d’une manière unique, il connaissait ce que les humains connaissent, la séparation d’avec Dieu à cause du péché. « Ce sont vos fautes qui vous séparent de votre Dieu, ce sont vos péchés qui le détournent de vous, qui l’empêchent de vous entendre. » (Es 59.2.) Jésus n’a pas fait semblant. Il a véritablement porté la colère de Dieu envers le péché.
La peine pour nos transgressions est tombée sur lui, et elle a rempli son âme de consternation et d’effroi, alors qu’il portait le poids de la culpabilité, notre culpabilité, sur lui. Combien le péché doit être horrible aux yeux de Dieu, qu’il ait fallu qu’un membre de la divinité souffre la culpabilité et le châtiment du péché pour que nous en soyons pardonnés !

Et pourtant, même en plein coeur de cette situation atroce, Jésus pouvait crier : « Mon Dieu ! Mon Dieu ! ». Malgré tout ce qui lui arrivait, sa foi restait intacte. Il allait rester fidèle jusqu’à la fin, malgré la souffrance, malgré ce sentiment d’être abandonné du Père.

Que ressent-on quand on est séparé de Dieu à cause du péché ?
En quoi le fait de se réclamer de la justice de Christ est-il notre seule issue de secours, pourvu que cette démarche s’accompagne de repentance, de confession et d’une décision d’abandonner ce péché ?


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