• EDS – Mardi 28 juin – Inimitié et rédemption

    Lisez Genèse 3.14,15.

    Que veut dire Dieu quand il déclare à Satan : « Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance » (Gn 3.15, Colombe) ? Quelle espérance y a-t-il ici pour nous ?

    Le mot « inimitié » en hébreu a la même racine que le mot hébreu « haine » et le mot « ennemi ». En mangeant de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, le couple s’est placé, avec toute l’humanité, dans une situation d’inimitié avec Dieu (voir Rm 5.10 ; Col 1.21 ; Jc 4.4). La promesse de Dieu implique ici que Dieu va mettre son plan à exécution pour attirer de nouveau l’humanité à lui, transférant ainsi l’inimitié sur Satan. Ainsi, en transférant cette inimitié de lui à Satan, Dieu établissait une possibilité de sauver l’humanité tout en ne transgressant pas les principes de son gouvernement divin. C’est ce que signifie « rachat » au sens originel, ce que Dieu a fait pour nous et ce qu’il continue de faire pour finalement restaurer ce qui a été perdu lors de la Chute.

    Que révèlent les textes suivants sur la rédemption ? Lv 1.3,4 ; 1 Co 5.7 ; 1 Jn 1.9.

    Les théologiens emploient parfois le mot expiation pour parler de la manière dont fonctionne la rédemption. En latin, expiare signifie « racheter », et implique l’idée de réparation d’une mauvaise action. Quelqu’un a commis une mauvaise action, a transgressé la loi, et la justice exige une peine pour cette transgression. On dit parfois que le coupable a « une dette envers la société » à cause de ce qu’il a fait.
    En ce qui nous concerne, nous avons péché, mais dans le plan du salut, la rédemption,
    la mort sacrificielle de Christ nous dégage des conséquences légales de cette faute. À la place, Christ lui-même a payé la pénalité pour nous. Le châtiment qui aurait dû être le nôtre légalement (car oui, le gouvernement de Dieu a des lois) a été pris par Jésus. Ainsi, les exigences de justice ont été satisfaites, mais elles l’ont été en Jésus, et pas en nous. Bien que nous soyons pécheurs, bien que nous ayons commis des infractions, nous sommes pardonnés et justifiés à ses yeux. C’est l’étape cruciale et fondatrice de « la restauration totale » (Ac 3.21, S21).

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  • Méditation – 28 juin 2016 – Des moments de découragement

    Lorsqu’ils furent arrivés près de la foule, un homme vint se mettre à genoux devant lui en disant : Seigneur, aie compassion de mon fils, qui est lunatique et souffre beaucoup ; il tombe souvent dans le feu, souvent dans l’eau. Je l’ai amené à tes disciples, et ils n’ont pas pu le guérir. Matthieu 17.14-16

    Quel contraste ! Sur la montagne de la transfiguration, Jésus et les trois disciples eurent un aperçu du ciel. Puis, en descendant de la montagne, ils eurent un aperçu de l’enfer qu’est la vie ici-bas. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils furent confrontés à une situation difficile.
    En fait, c’était exactement le genre de situation à laquelle Pierre espérait échapper quand il avait déclaré sur la montagne : « Il est bon que nous soyons ici ; dressons trois tentes » (Marc 9.5). Si Pierre avait pu agir à sa guise, il serait resté sur la montagne définitivement.
    Mais Jésus n’avait pas oublié sa mission. Le but de la transfiguration était de l’encourager pour la tâche qui l’attendait. Or, il arriva juste à temps pour régler un problème grave : les neuf disciples avaient échoué à guérir un jeune garçon et les scribes s’en réjouissaient. Ils pouvaient officiellement remettre en question les capacités des disciples et, par extension, celles de Jésus.
    L’humiliation des disciples était à son comble. À ce moment-là, Jésus arriva et guérit le garçon. Plus tard, les disciples demandèrent à Jésus pourquoi ils avaient échoué. C’était une bonne question, car Jésus leur avait donné toute autorité sur les esprits impurs (Marc 6.7). Quand ils étaient revenus de leur première mission sans Jésus, ils avaient raconté qu’ils avaient réussi à chasser beaucoup de démons (verset 13). Pourquoi n’était-ce plus le cas ? Une semaine plus tôt, Jésus leur avait annoncé qu’il allait être rejeté de tous et mourir, ce qui avait peut-être
    ébranlé leur foi. Or, ils ne pouvaient donner ce qu’ils n’avaient pas. De plus, ils avaient certainement eu une attitude répréhensible, se demandant pourquoi Pierre, Jacques et Jean avaient eu le privilège d’aller sur la montagne avec Jésus, sans eux.
    Ce que nous savons de façon certaine, c’est que leur vie de prière était insuffisante (Marc 9.29). Bien sûr, leur découragement et le fait qu’ils ne priaient pas suffisamment étaient liés. La plupart des gens arrêtent de prier quand ils sont découragés. Pourtant, c’est dans les périodes d’abattement que nous devons prier le plus. Ce serait bien si nous pouvions toujours avoir une vie spirituelle intense, comme les disciples avec Jésus sur la montagne. Mais la vie est ce qu’elle est, et nos moments forts sur le plan spirituel sont souvent suivis de creux, quand nous
    redescendons dans le monde réel. C’est alors que nous avons le plus besoin de prier, même si nous n’en avons pas envie.
    Prions donc en toutes situations !


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