• EDS – Vendredi 24 juin – Pour aller plus loin

    À l’instar de tous les autres auteurs évangéliques, Matthieu a évoqué la résurrection de Jésus. Comme eux, il écrit très peu de choses sur le sens de la Résurrection. Matthieu, Marc, Luc et Jean ont tous décrit l’histoire de la Résurrection, mais aucun ne nous en a laissé une explication théologique, bien qu’elle soit si essentielle à la foi chrétienne.

    C’est dans les écrits de Paul que nous trouvons l’explication détaillée du sens de la croix. « Mais maintenant, Christ est ressuscité d’entre les morts, il est les prémices de ceux qui sont décédés. Car, puisque la mort est venue par un homme, c’est aussi par un homme qu’est venue la résurrection des morts. Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ. » (1 Co 15.20-22, Colombe.) Paul a également écrit : vous avez été « ensevelis avec lui par le baptême, vous vous êtes aussi réveillés ensemble en lui, par la foi de l’action de Dieu qui l’a réveillé d’entre les morts » (Col 2.12). Pierre a aussi quelque chose à dire sur ce thème crucial : « C’était une figure du baptême qui vous sauve à présent, et par lequel on ne se débarrasse pas de la souillure de la chair, mais qui est la demande adressée à Dieu d’une bonne conscience, par la résurrection de Jésus-Christ » (1 P 3.21, Colombe).

    Nous ne savons pas pourquoi les auteurs des évangiles n’ont pas donné d’explications détaillées, mais certains spécialistes considèrent cette donnée comme une preuve supplémentaire de la véracité de leurs récits. Après tout, puisqu’ils ont rédigé leurs récits de nombreuses années après les faits, pourquoi n’en ont-ils pas profité pour expliquer en détail ce qu’ils voulaient que les gens croient sur la Résurrection ? Si c’était une fraude ou une arnaque, pourquoi ne pas saisir l’occasion pour lui donner le sens qu’ils voulaient leur donner ? À la place, ils racontent simplement l’histoire, sans tenter de l’enrichir par des explications théologiques sur son sens supposé.

    À méditer

    • Au moment de la mort de Jésus, le rideau du temple de l’Ancienne Alliance s’est déchiré de haut en bas, et une Nouvelle Alliance a commencé, avec Christ comme Grand-Prêtre. « Ainsi donc, frères, nous avons l’assurance d’un libre accès au sanctuaire par le sang de Jésus, accès qu’il a inauguré pour nous comme un chemin nouveau et vivant au travers du voile, c’est-à-dire de sa chair, et nous avons un grand-prêtre institué sur la maison de Dieu. » (He 10.19-21.) Que ressentez-vous à l’idée que Christ officie en ce moment comme grand-prêtre en notre nom ?
    • L’évangile de Matthieu couvre tant de sujets, tant de thèmes ! Quels éléments en particulier vous frappent concernant la manière dont Jésus est présenté ici ? En quoi l’étude de cet évangile vous aide-t-elle à mieux comprendre ce que signifie être un chrétien et suivre les enseignements de Jésus ?
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  • Méditation – 24 juin 2016 – Qu’est-ce qu’un disciple ? 1ère partie

    Alors Jésus dit à ses disciples : Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive. Matthieu 16.24

    Quand Jésus « commença à leur apprendre qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué » (Marc 8.31), ce n’était que le début de son enseignement sur ce sujet, car cette nouvelle définition du Messie impliquait une nouvelle définition du disciple. Or, de la même façon que cette perspective nouvelle concernant la nature du Messie déplut à Pierre et aux autres disciples, la définition nouvelle de ce qu’est un disciple allait leur sembler insupportable. « Si quelqu’un veut venir
    à ma suite, qu’il se renie lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive ».

    Ce verset contient deux des notions les plus difficiles à accepter pour l’être humain : la notion de reniement et celle de la croix. Quand nous réfléchissons au concept du reniement de soi, nous pensons souvent qu’il s’agit de se priver nous parvenons si bien à nous contrôler ou à être généreux. Mais ce n’est pas ce que Jésus voulait dire en parlant de se renier soi-même. Il s’agit là d’un concept exigeant. Un théologien suggère que, dans ce verset 24, cela signifie « s’oublier soi-même, renoncer à soi et à ses propres intérêts ».

    Un autre auteur souligne que « le reniement de soi va plus loin que l’abnégation. C’est considérer que nous ne sommes pas une fin, mais un moyen dans le royaume de Dieu. C’est renoncer à notre ego omniprésent, à notre désir d’avoir la priorité en toutes choses, à notre envie de toujours mettre en avant le « je », le « moi », le « mien », à notre intérêt pour nous-mêmes, à notre aspiration au confort et au prestige. Il s’agit de se renier soi-même non pas pour des raisons morales, mais pour le Christ, pour notre moi à sa cause ».

    Ainsi, il y a une différence essentielle entre l’abnégation et le reniement de soi. L’abnégation peut être une attitude superficielle, alors que le reniement de soi est une question de coeur, ou plus exactement de changement de coeur. Dans ce domaine, tous les disciples de Jésus doivent devenir plus transparents, plus honnêtes. Jérémie nous dit que « le coeur est tortueux par-dessus tout et il est incurable » (Jérémie 17.9). En effet, la dernière chose que notre coeur veut, c’est comprendre que le reniement de soi est un enjeu crucial pour tout véritable chrétien.


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