• Revue SDT – La fin du règne des gènes ?

    SDTMai-juin2016-8La revue Pour la science faisait le point dans un dossier intitulé « L’hérédité sans gènes », en 2013, sur une science qui remet en question une idée qui semblait définitivement acquise : celle de la toute-puissance des gènes.

    Nous avons appris que nous sommes, comme tous les êtres vivants, le résultat d’un programme contenu dans les gènes de nos chromosomes. Ces gènes déterminent notre phénotype, ensemble de nos caractères physiques, physiologiques et comportementaux dans le cadre du génome de notre espèce.

    Cependant, déjà en 1926, Thomas Morgan, père de la théorie chromosomique de l’hérédité, se posait la question : comment se fait-il que toutes nos cellules, qui ont le même programme génétique, soient si différentes dans leur aspect et leur fonction ?
    Depuis plusieurs années, les questions et les recherches qui s’en suivent se multiplient à propos de phénomènes qui semblent contredire les certitudes de la génétique. Certains même en reviennent à la théorie de l’hérédité des caractères acquis, qu’on pensait devoir rejeter définitivement, comme le prouve le titre d’une émission dans la série « Sur les épaules de Darwin », de Jean-Claude Ameisen, diffusée le 13 septembre 2014 sur France Inter : « Une hérédité des caractères acquis ? »

    Voici quelques-uns de ces phénomènes que la génétique a du mal à expliquer. Toutes nos cellules sont issues de la cellule-oeuf, produit de la fécondation. Pourtant, cette cellule va donner des cellules qui se spécialiseront en fonction de leur position dans l’embryon. Des gènes se mettent donc en action à certains moments sous l’influence de facteurs extérieurs mal connus pour orienter ces cellules sur différentes voies. La naissance des reines, due à une alimentation particulière de certaines larves d’abeilles issues des mêmes oeufs fécondés que les ouvrières, et la température à laquelle sont soumis les oeufs de tortue, qui détermine le sexe de l’individu, mettent en évidence des facteurs environnementaux qui vont donc orienter le génotype (ensemble des gènes) vers un phénotype particulier.

    Un traumatisme subi précocement par une souris peut avoir un effet sur le comportement et le métabolisme d’au moins deux générations suivantes, même si les descendants n’ont pas été en contact avec leurs parents suite à une fécondation in vitro ou au recours à une mère porteuse. Chez les humains, des études ont montré que des stress (attentats, famine) subis par la mère pourraient avoir des conséquences sur les enfants et même les petits-enfants, pourtant non concernés directement par ces sources de stress. Dans ce cas, on parle d’empreinte parentale.

    Ces observations sont à l’origine de l’épigénétique, qui est venue bousculer dans les années 1990 la génétique classique qui régnait en maître dans tous les domaines de la biologie. Cette science étudie les modifications de l’expression des gènes et leurs causes. Celles-ci peuvent être une réponse à un facteur environnemental et être transmises aux descendants. Ainsi, aujourd’hui, on parle d’épigénome contrôlant le génome, d’épimutations expliquant certaines maladies génétiques et psychiatriques, la toxicomanie et certains cancers, et même d’épimédicaments capables de soigner ces maladies.

    En 2012 Edith Heard, spécialiste de l’épigénétique au Collège de France, s’interrogeait : « Est-ce que ce nous mangeons, est-ce que l’air que nous respirons, et même, est-ce que les émotions que nous éprouvons peuvent influencer non seulement la manière dont nos gènes sont exprimés mais aussi la manière dont seront exprimés demain les gènes de nos enfants et de nos petits-enfants ? » Ces questions s’imposent de plus en plus aux scientifiques et ont de quoi nous faire réfléchir sur l’importance de notre façon de vivre !

    Jacques Sauvagnat

    Source : Revue Signes des temps - Mai-juin 2016 - Page 14

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  • EDS – Mercredi 22 juin – Le Christ ressuscité

    La foi chrétienne est fondée non seulement sur la croix, mais sur le tombeau vide. À vrai dire, la majorité des habitants de ce monde, y compris les non-chrétiens, croit qu’un homme du nom de Jésus de Nazareth est mort un jour sur une croix. Peu après le passage de Jésus sur terre, nous trouvons des références historiques comme celle-ci, de Tacite, historien romain : « Néron […] fit souffrir les tortures les plus raffinées à une classe d’hommes détestés pour leurs abominations, et que le vulgaire […] appelait chrétiens. Ce nom leur vient de Christ, qui, sous Tibère, fut livré au supplice par le procurateur Pontius Pilatus » Tacite, 57-117 ap. J.-C (www.causeofjesusdeath.com/jesus-in-secular-history).

    Il n’y a aucune contestation, ni à l’époque ni maintenant, sur la véracité historique d’un homme du nom de Jésus qui ait été condamné et crucifié. Là où la situation se complique, c’est pour la Résurrection : l’idée que Jésus de Nazareth, qui est mort un vendredi après-midi, est revenu à la vie le dimanche matin.

    Beaucoup de gens ont des difficultés avec cela. Après tout, un Juif crucifié par les Romains en Judée était plutôt monnaie courante. « Mais un Juif ressuscité des morts après avoir été crucifié ? », c’est une tout autre histoire. Pourtant, sans cette foi en un Jésus ressuscité, la foi chrétienne n’existe tout simplement pas. Paul a écrit : « Et si Christ n’est pas ressuscité, alors notre prédication est vaine, et votre foi aussi est vaine […] Si c’est dans cette vie seulement que nous espérons en Christ, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes » (1 Co
    15.14,19, Colombe). La mort de Jésus lui-même a dû être suivie par sa résurrection, car dans sa résurrection, nous avons la certitude de notre propre résurrection.

    Quand nous entendons l’histoire de la résurrection de Jésus, nous avons deux options. La première, c’est de voir cette histoire comme de la propagande romanesque écrite par quelques disciples solitaires, afin de conserver son souvenir vivace. Un peu comme nous essayons de garder intact le souvenir d’une célébrité qui meurt aujourd’hui.

    Deuxième option : la prendre littéralement, comme un récit de gens qui ont été témoins d’un événement extraordinaire, événement plus tard compris comme ayant des implications pour chaque être humain.

    Lisez Matthieu 28.1-15.
    Pourquoi les femmes étaient-elles « dans une grande joie » ? Bien entendu, elles pouvaient se réjouir qu’Il soit ressuscité, que leur Maître soit de retour. Mais quelle raison avons-nous de nous réjouir de la résurrection de Jésus ?

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  • Méditations – 22 juin 2016 – Les luttes de Jésus

    Pierre le prit à part et se mit à le rabrouer, en disant : Dieu t’en préserve, Seigneur ! Cela ne t’arrivera jamais. Mais lui se retourna et dit à Pierre : Va-t’en derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une cause de chute, car tu ne penses pas comme Dieu, mais comme les humains. Matthieu 16.22,23

    Quel retournement de situation ! Au verset 17, nous lisons que Pierre fut inspiré par Dieu, alors qu’au verset 23, Jésus déclara qu’il était Satan. Pierre avait peut-être été capable d’identifier Jésus comme le divin Messie, mais il n’avait pas la moindre idée de ce que cela impliquait. C’est la raison pour laquelle à partir du verset 21 Jésus commença à enseigner ses disciples à ce propos, et ce, jusqu’à sa mort.
    Cependant, on peut se demander pourquoi Jésus fut si dur dans les paroles qu’il adressa à Pierre. En fait, celui-ci avait pris le rôle qui était celui de Satan lors de la tentation dans le désert. Tous deux affirmèrent que Jésus pouvait remplir sa mission sans pour autant mourir sur la croix. Jésus déclara alors à Satan et à Pierre : « Va-t’en derrière moi, Satan ! » (Marc 8.33).

    Nous nous trompons si nous imaginons que, d’après Jésus, Pierre était Satan. Il voulait dire que Satan parlait par l’intermédiaire du disciple. Pierre jouait le rôle du tentateur. Or, la tentation était au coeur de la vie de Jésus. En fait, il n’y a aucun doute sur le fait que, pour Jésus, l’idée de la mort qui l’attendait était plus odieuse encore qu’à Pierre. Jésus avait assisté à des crucifixions lors de ses voyages et, comme tout être
    humain normal, il ne voulait pas quitter ce monde en mourant de cette horrible façon. Il aurait de loin préféré devenir le Messie politique que les Juifs et les disciples attendaient.

    Une chose est plus importante encore : Il n’avait aucune envie d’être l’objet du jugement du monde en devenant péché pour l’humanité entière et en étant sacrifié sur le calvaire (Jean 12.31-33 ; 2 Corinthiens 5.21). L’idée d’être séparé de Dieu en portant les péchés du monde sur la croix lui semblait odieuse au plus haut point.
    L’envie de faire sa propre volonté en évitant la croix fut la grande tentation de la vie de Jésus. Il remporta la victoire le jour où il nourrit cinq mille personnes qui voulurent faire de lui un roi, mais il fut à nouveau tenté à Gethsémané où il pria ainsi à plusieurs reprises : « Mon Père, s’il n’est pas possible que cette coupe s’éloigne sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! » (Matthieu 26.42).

    C’était une pensée qui peut nous faire du bien. Trop souvent, nous imaginons que Jésus est au-dessus des problèmes que nous rencontrons. Il n’en est pas ainsi ! Lui aussi dut lutter et avancer pas à pas dans la vie. Il devait constamment prier avec humilité. C’est également ce que nous sommes invités à faire.


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