• Ces substances que nous cache… la piscine

    Ces substances que nous cache... la piscine - Le 7 août 2013
    Source : ConsoGlobe

    Rédigé par Jean Marie

    Quel plaisir que de nager dans une piscine, de sauter, plonger, barboter… L’été arrivé on redécouvre le plaisir de l’eau et de la trempette. Mais voilà, dans la piscine vous n’allez pas rencontrer que d’autres baigneurs. Une foule d’un autre genre vous y attend, pas très ragoûtante.

    Le baigneur, première source de pollution

    Vous avez sans doute remarqué à la piscine, ceux – enfants ou adultes – qui passent sous la douche en… l’évitant, sans se laver les cheveux, en sautant par-dessus le pédiluve pour ne pas y mettre les doigts de pieds…

    Autant de personnes qui vont prendre leur douche… dans la piscine ! Comme si ces baigneurs profitaient de la trempette pour se laver. Yeurk. Tous ces baigneurs vont contribuer à altérer le fragile équilibre de l’eau de la piscine, car l’eau est un milieu vivant qui demande un réglage permanent et délicat. Rappelons qu’un nageur, même bien propre, est lui-même constitué à 70 % d’eau. Mais pas uniquement, car un nageur apporte avec lui :

    • Des cheveux (qu’on perd tous les jours)
    • Des reliefs de peaux mortes
    • Un peu de bave
    • Des traces d’urine et d’excréments : si une personne souffre d’un début de gastroentérite, un gramme de selle contient un milliards de virus
    • Des poils
    • Des champignons apportés par les personnes atteintes de mycoses
    • De la crème solaire

    Une personne qui nage dans la piscine pendant 2 heures, par exemple, excrète de 20 à 80 millilitres d’urines  + de 10 centilitre à 1 litre de sueur, autrement dit un cocktail d’urée, d’azote et de carbone.  Pour une piscine municipale qui compte par exemple 150 000 visiteurs, les quantités deviennent énormes. Beurk

    Pour rétablir l’équilibre chimique de l’eau, il va falloir 7 grammes de chlore, rien que pour notre unique nageur. Et plus les nageurs sont sales, plus il faut de chlore pour assainir ce bouillon de culture et d’agents pathogènes.

    Une piscine olympique = 3,75 millions de litres.

    On utilise du chlore, car il s’attaque à la matière organique de toute nature, qu’elle soit dangereuse (virus et bactéries) ou inoffensive – c’est elle qui constitue 99,9 % du total. En oxydant la matière organique, le chlore crée de nouvelles molécules qui sont toxiques : les chloramines qui peuvent provoquer des irritations nasales ou des yeux. Pour s’en débarrasser il faut terminer la réaction chimique pour éliminer toute la matière en suspension dans l’eau.

    Or, les chloramines sentent mauvais et donnent à nombre de piscine cette odeur désagréable qui vous saisit dès le hall d’accueil. Si c’est le cas, c’est un signe que la piscine n’est pas désinfectée à fond…

    Les solutions : entretien et discipline

    Comment éviter de se baigner dans un bouillon organique ?

    Ce qui vaut dans une piscine municipale vaut dans une piscine individuelle : il faut demander aux nageurs du respect des autres et de se laver correctement pour éviter les inconvénients de la promiscuité.  Mais peut-on placer un surveillant à la sortie des douches pour vérifier que tout le monde s’est bien lavé et savonné le corps et les cheveux comme cela se pratique dans les pays nordiques ?

    Pas sûr…. Alors il faut recourir à l’entretien de la piscine et à la chimie. Tout d’abord, en renouvelant l’eau pour diluer la « sauce », en apportant de 80 à 180 litres d’eau propre par baigneur. Au total, malgré les filtres, sur une année, les 4/5e de l’eau renouvelée dans une piscine le sont pour motif d’hygiène.

    Et tout ça coûte cher !

    Pour une piscine municipale, on estime que le coût de l’eau propre, correctement chauffée est de 11 euros par m3, soit 3 fois plus que pour l’eau potable de ville.  Et la différence de renouvellement d’eau pour une piscine avec nageurs propres ou sales peut atteindre 10.000 m3 d’eau par an, soit 30 000 € de surcoût ou d’économies.

    S′il vous plaît, passez à la douche…
    En savoir plus sur : http://www.consoglobe.com/ces-substances-que-nous-cache-la-piscine-2-cg/2#yJ76QA5arvUU0ZYz.99
    

    UN CORPS SAIN

    Un corps sain présente la valeur extraordinaire du corps humain, le fonctionnement de chacune de ses parties et de chacun de ses organes, il offre des conseils pour le garder sain et en forme.

  • Tous immigrés – Revue Signes des Temps

    Alors que tant de raisons poussent hommes, femmes et enfants sur les routes dans l’espoir d’une vie meilleure, la tentation peut être de considérer qu’il y a une bonne et une mauvaise immigration. Or, Dieu nous invite à transformer notre point de vue et à faire tomber les barrières.

    L’immigration est un sujet au coeur de l’actualité, de nos préoccupations civiles et politiques. Et bien souvent, nous la limitons à une problématique actuelle, moderne, oubliant que l’immigration existe depuis aussi longtemps que les hommes ont décidé de mettre des frontières à des morceaux de terre. Les différentes époques où la Bible a été écrite ne font pas exception à ce phénomène.
    En allant plus loin, on peut même dire que la préoccupation pour le sort de l’immigrant émaille tout le récit biblique.

    On peut s’interroger : pourquoi Dieu, lorsqu’il appelle Abraham, choisit d’en faire un nomade ? Car au commencement de sa vie, Abraham a un pays, une ville, une position sociale établie. Pourtant, lorsque Dieu l’appelle à lui, ces mots résonnent : « L’Éternel dit à Abram : Va-t-en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai »1. En rencontrant Yahvé, Abraham et sa famille découvrent dans le même temps la dure vie de voyageur toujours en mouvement. Pendant des années, Abraham sera sur les routes, devant désapprendre sa propre culture, qui lui semblait évidente, et même ce que sa propre famille lui avait transmis. Au cours de son voyage, il a dû se confronter à d’autres peuplades, et à leur contact, s’adapter à leurs coutumes, tout en trouvant la voie qui le menait à Dieu et au pays promis. Dieu a fait d’Abraham un immigrant sur cette terre, tout comme il le fera pour son fils, Isaac, et ses petits enfants Jacob et Esaü.
    Au cours de l’histoire, les Israélites se trouveront en position d’immigrés dans plusieurs pays. Parfois de leur propre volonté, comme en Égypte du temps de Joseph pour échapper à la sécheresse, parfois malgré eux, prisonniers de guerre déportés contre leur gré comme au temps de Daniel à Babylone.

    L’accueil qu’ils reçurent dans ces patries de substitution fut varié, de l’honneur à l’esclavage. Mais Dieu bénit toujours les royaumes qui se montraient bienveillants envers son peuple loin de chez lui. Plus étonnant encore, lorsque le peuple d’Israël était sédentaire, donc en position d‘accueillant et non plus d’accueilli, le texte biblique fourmille d’exemples montrant l’instance de la loi de Dieu à offrir charité et hospitalité à l’immigré.

    Il y a de l’éloquence dans une simple vie chrétienne, paisible et harmonieuse. Ce qu’un homme est, a plus d’influence que ce qu’il dit. Cette éloquence est bien plus persuasive que celle des mots […] Un être sympathique et aimant demeure l’argument le plus puissant qui soit en faveur de l’Évangile. Ellen G. White, dans Le ministère de la guérison

    Lorsque le peuple d’Israël s’enfuit d’Égypte, après des années d’esclavage, Dieu, par l’intermédiaire de Moïse, lui donna toute une série de lois et de commandements pour lui apprendre le « vivre ensemble » en respectant Dieu. Il y a bien sûr les célèbres dix commandements, mais à ceux-ci sont associés toute une série de lois qui régissaient les différents aspects de la vie privée et en groupe. Et ces lois prennent grand soin de statuer sur « l’étranger qui est dans tes murs », lui garantissant protection et interdisant de profiter de lui.

    À l’occasion du discours de dédicace par le roi Salomon du temple à Jérusalem, lieu de la présence visible de Dieu, l’un des moments les plus solennels dans l’esprit du peuple juif, on trouve cette étonnante prière, adressée à Dieu par le roi lui-même : « Quand l’étranger, qui n’est pas de ton peuple d’Israël, viendra d’un pays lointain, à cause de ton grand nom, de ta main forte et de ton bras étendu, quand il viendra prier dans cette maison exauce-le des cieux, du lieu de ta demeure, et accorde à cet étranger tout ce qu’il te demandera, afin que tous les peuples de la terre connaissent ton nom pour te craindre, comme ton peuple d’Israël, et sachent que ton nom est invoqué sur cette maison que j’ai bâtie ! »

    Jusque dans l’aspect le plus sacré, le plus personnel du judaïsme, Salomon, le grand roi plein de sagesse, prie pour le bien être et l’accueil de l’immigré. La Bible défendait l’étranger à une époque où il ne faisait jamais bon être dans un pays autre que le sien, où l’on catégorisait les êtres humains en citoyens ou sous-citoyens suivant leurs lieu et droit de naissance. On ne retrouve pas une telle chose dans le plan de Dieu, bien au contraire.

    Jésus lui-même, au tout début de sa vie, a été immigré en Égypte pour échapper à la folie meurtrière du roi juif de son époque, Hérode. Même le Christ a été en position de « réfugié politique ». Cette empathie avec le sort de l’immigré plonge ses racines dans un postulat biblique : l’être humain qui veut entrer en contact avec Dieu est appelé à se considérer lui-même comme un immigré sur cette planète. Même si certains d’entre nous ne déménageront jamais de leur pays d’origine, nous sommes tous des migrants, au moins spirituels, sur cette terre.

    Nous sommes de passage sur cette terre et appelés de ce fait à être attentifs au regard que nous portons sur le migrant

    D’ailleurs, aucun d’entre nous ne peut être absolument certain qu’il ne se retrouvera jamais en position d’immigrant plutôt que d’accueillant.Volontairement ou non, pour le travail, pour l’expérience, ou parce que des circonstances de la vie nous y obligent, nous pouvons nous trouver en position de quitter pays, famille et sécurité pour un futur incertain. Mais la pensée biblique va beaucoup plus loin. Chaque être humain est appelé à évoluer, grandir et vivre de façon spirituelle le chemin d’Abraham pour rencontrer Dieu. L’Éternel appelle l’homme non pas à nier mais à transcender sa culture et son origine, se rappelant que tous les hommes sont ses enfants.

    L’apôtre Pierre insistera sur l’état de tout chrétien, tout croyant en Jésus comme voyageur sur la terre : « Bien-aimés, je vous exhorte, comme étrangers et voyageurs sur la terre, à vous abstenir des convoitises charnelles qui font la guerre à l’âme »3. Le but de celui qui croit est le royaume éternel de Dieu. À ce titre, il se considère comme de passage, immigrant sur la terre, qu’il soit dans le pays de sa naissance ou ailleurs.

    De même l’épître aux Hébreux, faisant la liste des grands héros de la foi, conclura ce passage en revue par : « C’est dans la foi qu’ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises ; mais ils les ont vues et saluées de loin, reconnaissant qu’ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre »4. À la suite de ces grand héros, nous sommes appelés à nous considérer de passage sur cette terre et de ce fait, à être attentifs au regard que nous portons sur le migrant, en particulier celui qui arrive chez nous.

    Aimer et accueillir l’immigrant est – et a toujours été – un défi qui nous demande de nous dépasser nous-mêmes. Simone Weil a été jusqu’à dire qu’« aimer un étranger comme soi-même implique comme contrepartie : s’aimer soi-même comme un étranger »5.
    Changer notre regard sur nous-mêmes peut faire la différence et nous permettre de changer aussi notre regard sur le migrant,
    d’où qu’il vienne.

    Par : Élise Lazarus
    Source : Revue Signes des Temps - Mai-Juin 2016
  • EDS – Jeudi 16 juin – Le reniement de Pierre

    Jésus savait par avance que Judas ferait le choix de le trahir. C’est l’un des nombreux exemples dans la Bible où l’on voit que la prescience de Dieu, qui connaît nos choix, n’empiète pas sur notre liberté. Et non seulement Dieu connaissait la trahison de Judas, mais il savait aussi que Pierre, en dépit de toute sa vantardise, prendrait la fuite en cet instant décisif, puis le renierait.

    Lisez Matthieu 26.51-75.

    Pourquoi selon vous Pierre a-t-il renié Jésus ?

    Nous avons souvent cette idée selon laquelle Pierre a renié Jésus parce qu’il avait peur. Et pourtant, c’est Pierre (d’après Jn 18.10) qui a eu le courage de tirer son épée face aux soldats romains ! Pierre était disposé à agir en héros, jusqu’à ce que Jésus l’arrête. Alors, qu’est-ce qui a bien pu changer entre le moment où Pierre brandit son épée et celui où il affirme ne pas connaître Jésus ? Pourquoi a-t-il dit qu’il n’était pas un disciple ? Pourquoi Pierre dit-il : « Je ne connais pas cet homme ! » (Mt 26.72) ? Peut-être que Pierre a compris que vraiment, il ne connaissait pas cet homme, qu’il ne savait pas pourquoi il était venu, et qu’il ne savait pas ce que signifiait son arrestation. Alors, dans un moment de panique, il nie même l’avoir jamais connu. Peut-être que Pierre a renié Jésus quand il a pris conscience qu’il ne comprenait pas ce que Jésus faisait. Il a laissé tomber en voyant ce qu’il a cru être une défaite de Jésus. Pierre mettait encore trop de foi dans sa propre compréhension plutôt que de la placer en Jésus, et ce, malgré tous les signes incroyables qu’il avait vus, et malgré même sa confession de foi en Jésus comme Christ (Mt 16.16).

    Le reniement de Pierre nous montre que tous les miracles du monde ne suffiront pas à nous garder fidèles envers Dieu si nos coeurs ne sont pas totalement abandonnés. Dans le récit de Luc, la troisième fois que Pierre dément être un disciple de Jésus, Jésus lui-même « se retourna et regarda Pierre » (Lc 22.61). Il s’agit du même mot, emblepo, utilisé pour décrire la manière dont Jésus a vu au plus profond de l’âme de Pierre lors de leur première rencontre (voir Jn 1.42).
    Quelle espérance retirer de cela concernant l’amour que Dieu a pour nous, même lorsque nous chutons, comme Pierre ici ?

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  • Méditation – Jeudi 16 juin – Quel levain ?

    Les disciples, en partant pour l’autre rive, avaient oublié de prendre des pains. Jésus leur dit : Veillez à vous garder du levain des Pharisiens et des Sadducéens. Matthieu 16.5,6

    Il y a toujours quelqu’un pour oublier quelque chose. Cette fois, personne n’avait pris de pain. Les disciples en étaient vivement contrariés et Jésus le savait. Alors, tant que leurs pensées étaient fixées sur le pain, Jésus leur recommanda de se méfier du levain des Pharisiens et des Sadducéens, faisant référence à leurs idées fausses au sujet de la véritable religion, y compris à leur conception erronée de la mission du Messie. Après tout, tous aspiraient à voir un roi terrestre puissant régner, plutôt qu’un faible serviteur. Comme nous l’avons vu lors du miracle des pains et des poissons, les disciples aussi y pensaient. Cette idée pouvait continuer à envahir leur esprit, tout comme le levain envahit la pâte à pain.

    Cependant, cette vision du Messie et de sa mission allait bientôt voler en éclats, Jésus acceptant d’être l’agneau de Dieu. Il devait donc faire en sorte que le véritable levain pénètre l’esprit des disciples, les préparant ainsi pour cet événement et leur mission future. Jésus avait un message pour eux, mais ils ne pensaient qu’à leur estomac. C’est la raison pour laquelle Jésus fit un commentaire particulièrement sévère sur leur aveuglement : « Pourquoi raisonnez-vous, gens de peu de foi, en vous disant que vous n’avez pas de pains ? Vous ne comprenez pas encore ? Vous ne vous rappelez pas les cinq pains des cinq mille et le nombre de paniers que vous avez emportés, ni les sept pains des quatre mille et le nombre de corbeilles que vous avez emportées ? Comment pouvez-vous ne pas comprendre que ce n’est pas de pains dont je vous parlais ? » (Matthieu 16.8-11). À ce moment précis, les disciples comprirent enfin qu’il voulait parler du levain des faux enseignements
    avec lesquels ils avaient grandi et qui les avaient influencés.

    Il est important de souligner le fait que Jésus associa les Pharisiens et les Sadducéens. Ils s’opposaient dans la vie religieuse et la vie politique, ayant des idées radicalement différentes. Mais, en Jésus, ils avaient trouvé un ennemi commun qui menaçait leur statu quo. Un ennemi puissant peut inciter des adversaires à faire d’étranges alliances. Leur unité dura jusqu’à la crucifixion.

    En méditant aujourd’hui, souvenons-nous de la leçon du levain. En effet, des théories non bibliques peuvent véritablement nous égarer. Par-dessus tout, il est essentiel que nous gardions le regard fixé sur Jésus et sur sa Parole.


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