• EDS – Vendredi 10 juin – Pour aller plus loin

    Concernant les évènements décrits dans Matthieu 24, Jésus a également dit : « Amen, je vous le dis, cette génération ne passera pas que tout cela n’arrive » (v.34). Ce texte a donné lieu à beaucoup de confusion, car, évidemment, tous ces évènements ne se sont pas produits sur une seule génération. Richard Lehmann, qui écrit dans The Handbook of Seventh-Day Adventist Theology, dit que le terme grec traduit par « génération » correspond au mot hébreu dôr, qui est souvent employé pour désigner un groupe ou une catégorie de personnes, comme « une génération indocile et rebelle » (Ps 78.8). Ainsi, Jésus n’a pas employé ce mot pour décrire des temps ou des dates, mais le groupe de gens méchants dont il avait parlé.

    « En accord avec cet emploi vétéro-testamentaire, Jésus a dû employer ce terme cette génération en dehors de toute signification temporelle, pour parler d’une catégorie de gens. Cette génération méchante comprenait tous ceux qui partageaient des caractéristiques méchantes (Mt 12.39 ; 16.4 ; Mc 8.38). » [Handbook of Seventh-Day Adventist Theology, Hagerstown : Review and Herald Publishing Association, 2000, p. 904.] 

    Autrement dit, le mal demeurera jusqu’à la fin des temps, jusqu’à ce que Jésus revienne.

    À méditer
    • En tant qu’adventistes du Septième jour, comment gérons-nous ce qui apparaît comme un retard ? Les générations d’adventistes précédentes ne croyaient-elles pas que Jésus reviendrait de leur vivant ? Et beaucoup parmi nous l’espèrent aussi à leur tour. En même temps, attendre son retour pour une certaine période ne revient-il pas à fixer des dates ? Comment trouver le juste équilibre dans notre manière d’attendre le retour de Jésus ? Comment éviter l’attitude du « méchant serviteur » tout en évitant en même temps celle de ceux qui voient dans chaque gros titre de journal un signe de la fin immédiate ? Quelle devrait être l’attitude de ceux parmi nous qui attendent le retour de Jésus ?

    • Relisez la description que fait Jésus de son retour. En quoi est-elle différente de certaines des conceptions populaires à ce sujet ? Considérant la clarté des textes, pourquoi tant de gens croient-ils à ce qui est tellement opposé à la Bible ? Quels arguments avancent-ils pour défendre leurs opinions, et comment devons-nous répondre ?

    • Comment apprendre à vivre avec le retard ? Quels personnages de la Bible ont dû vivre avec le retard, et que pouvons-nous apprendre d’eux ? Par exemple, Joseph, Abraham et Sarah, Caleb et Josué ? En outre, que nous dit Apocalypse 6.9,10 sur le retard ?


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  • Méditation – 10 juin 2016 – À qui irions-nous ?

    Dès lors, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent ; ils ne marchaient plus avec lui. Jésus dit donc aux Douze : Et vous, voulez-vous aussi vous en aller ? Simon Pierre lui répondit : Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as des paroles de vie éternelle. Nous, nous sommes convaincus, nous savons que c’est toi qui es le Saint de Dieu. Jésus leur répondit : N’est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous, les Douze ? Pourtant, l’un de vous est un diable ! Il parlait de Judas, fils de Simon Iscariote ; car c’était lui qui allait le livrer, lui, l’un des Douze ! Jean 6.66-71

    Sur cette terre, toutes les bonnes choses prennent fin un jour ou l’autre. Les foules se pressèrent autour de Jésus pendant un certain temps. Les gens n’étaient jamais fatigués de l’écouter. De nombreuses personnes s’enthousiasmaient en le voyant accomplir des miracles. D′autres venaient se faire baptiser par ses disciples. Il y en avait même tellement que cela posa un problème (Jean 4.1-3).
    Jésus parvenait difficilement à échapper à la pression de la foule, et la situation s’aggrava après le miracle des pains et des poissons relaté dans Jean 6.1-15. La foule voulut même faire de lui le roi. Cependant, Jésus voyait les choses différemment et il renvoya la foule. Puis il affirma être le pain de vie, soulignant qu’il fallait manger sa chair et boire son sang. C’en était trop. De nombreux disciples partirent et décidèrent de ne plus marcher avec Jésus : c’était le début de la fin. Certains d’entre eux comprirent plus clairement la direction que Jésus prenait. Après tout, on ne peut remettre en question les autorités sans cesse et espérer s’en sortir ainsi. Ils savaient que Jésus courait à la catastrophe. Beaucoup de gens le suivirent volontiers tant qu’ils pouvaient bénéficier de pains et de poissons en abondance. Cherchant à voir ce qu’ils pouvaient retirer de la situation, ils le suivaient pour des raisons purement égoïstes. Cependant, ils ne voulaient pas suivre un homme qui n’était pas assez sensé pour accepter d’être couronné roi. Dans ce texte apparaît également la première mention de la trahison de Judas. Celui-ci avait sa propre idée de la meilleure façon d’aider Jésus à aller dans ce qu’il pensait être la direction la plus préférable. Dans cette période troublée, Jésus demanda donc à ses douze disciples s’ils voulaient également l’abandonner. Pierre fit une réponse qui lui ressemblait : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as des paroles de vie éternelle. ».

    Cette réponse m’encourage souvent lorsque je passe par des épreuves et que l’Église est dans la confusion. Comme Pierre, je ne comprends pas tout, je désapprouve certaines choses et parfois, je ne sais pas de quelle manière la situation va évoluer. Mais j’ai une certitude : Jésus et la foi que l’on place en lui ont plus de sens que toute autre chose. Où pourrais-je aller ? Je n’ai jamais regretté d’avoir pris la décision de rester aux côtés de Jésus, dans les mauvais moments comme dans les bons.


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