Méditation – 27 mai 2016 – Le salut selon les hommes

Je vais partir, j’irai chez mon père et je lui dirai : « Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi ; je ne suis plus digne d’être appelé ton fils ; traite-moi comme l’un de tes employés. » Luc 15.18,19

Le fils ne se trompait pas totalement sur le plan théologique. Indigne d’être considéré comme un fils, il avait vécu dans la rébellion, en commençant par exiger de son père qu’il donne sa part d’héritage : « Je veux mon argent. Je ne peux attendre que tu meures. J’ai ma vie à mener et je veux vivre comme je l’entends pendant que je suis jeune. Alors donne, parce que de toute façon, tu n’emporteras pas tes sous avec toi dans la tombe. » Quel enfant agréable ! C’est précisément le genre d’enfant que nous n’aimerions pas avoir ! Il était irrespectueux et égoïste. Il obtint ce qu’il avait réclamé. Après cela, il dilapida tout ce que son père lui avait donné dans l’abus de diverses substances, les
relations sexuelles à tout-va et autres plaisirs mondains. Il ne pensa pas un instant à son père tant qu’il eut suffisamment d’argent pour satisfaire ses envies. Il se tourna vers lui uniquement quand il se trouva dans une situation désespérée.
Oui, il était vraiment indigne d’être son fils, mais au moins, il était prêt à le reconnaître. Il avait raison sur un autre point : « J’ai péché contre le ciel et envers toi », décida-t-il de dire à son père. Les êtres humains ne pèchent pas uniquement contre les autres, mais surtout contre Dieu, notre Père à tous. David exprima clairement cette vérité après sa propre expérience dans un « pays lointain », à savoir son adultère avec Bethsabée et le meurtre d’Urie pour atteindre son but. Finalement, dans un esprit de repentance, David cria à Dieu : « Envers toi, toi seul, j’ai péché » (Psaume 51.6). Le jeune homme avait donc raison sur ce point théologique. Mais ensuite, il s’égara. Il décida de supplier ainsi son père : « Traite-moi comme l’un de tes employés. ». Pour comprendre les implications de cette requête, il est important de se rappeler que les hommes pouvaient avoir trois statuts différents. Au sommet de l’échelle sociale se trouvaient les fils, qui avaient des droits et des privilèges exclusifs. De plus, ils étaient les héritiers de la famille. Cependant, le jeune homme savait qu’il ne pouvait prétendre à ce statut. Puis il y avait les esclaves, qui bénéficiaient d’une certaine sécurité. Après tout, ils appartenaient à la famille. Venaient ensuite les employés, qui étaient embauchés quand le besoin se faisait sentir et étaient renvoyés quand ils devenaient inutiles. Ils étaient donc dans une situation précaire. Ainsi, le jeune homme était sur le point de demander à son père de le traiter exactement comme il le méritait. Apparemment, il désirait travailler pour bénéficier de nouveau des faveurs de son père. En décidant d’occuper la moins enviable des positions et de travailler pendant des années, il pensait pouvoir retrouver son statut de fils. Pourtant, cette approche du « salut par les oeuvres » était le signe qu’il ne comprenait absolument pas le Père.


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