Méditation – 30 mai 2016 – Une espérance pour tous les membres d′Église

Le père lui dit : « Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi ; mais il fallait bien faire la fête et se réjouir, car ton frère que voici était mort, et il a repris vie ; il était perdu, et il a été retrouvé ! » Luc 15.31-32

Quelle tragédie ! Le fils aîné avait passé toute sa vie dans la maison du père sans jamais vraiment savoir ce que celui-ci avait au fond du coeur ! Pire encore, quelle tristesse de passer toute sa vie dans l’Église sans jamais parvenir à comprendre l’amour et la grâce du Père !
L’exemple du fils aîné nous permet de faire un lien avec la parabole de la pièce évoquée précédemment. La pièce brillait et était belle, d’un point de vue extérieur. Pourtant, elle était perdue. Du fait que c’était une pièce, elle n’avait pas le sens des choses spirituelles. Impressionnée par sa propre apparence extérieure, elle ne savait même pas qu’elle était perdue. Pourtant, elle était dans la maison, dans l’Église, dans la synagogue.

En fait, Jésus fit allusion aux Pharisiens qui se trouvaient parmi ses auditeurs et qui sont mentionnés aux versets 1 et 2. Il s’adressait à tous ceux qui l’écoutaient. Ainsi, il raconta la parabole du mouton perdu pour les gens ordinaires (les pécheurs ordinaires), qui avaient conscience d’être perdus, mais qui ne savaient que faire pour s’en sortir. Il raconta ensuite la parabole du fils perdu pour évoquer les collecteurs d’impôts ayant un coeur rebelle et qui vivaient de leurs gains mal acquis. Mais les scribes, les Pharisiens et les membres d’Église « respectables » furent doublement concernés : premièrement, par la parabole de la pièce n’ayant aucun sens des choses spirituelles et, deuxièmement, par celle du membre d’Église travailleur, dont la vie semble être parfaite, mais qui est totalement perdu, sans même le savoir.
La parabole se termine avec le fils aîné, qui n’a absolument pas conscience du fait que Dieu aime les fêtes. Il est très critique vis-à-vis d’autrui et il s’apitoie sur son sort. Pourtant, une fête aurait pu également être organisée pour lui. Il n’avait qu’à le demander. La tragédie des fils aînés est qu’ils ne comprennent jamais le Père. Ils sont assis dans l’église et ils maugréent, même au sujet de la grâce.
À la fin du récit, le père sort dans l’obscurité pour tenter de toucher le coeur de son fils aîné, allant à sa recherche tout comme la femme le fit pour la pièce.

D’une certaine façon, cette parabole est frustrante, car nous ne savons pas ce qui se produisit ensuite. En fait, elle n’a pas de fin. Vous et moi sommes dehors, en cette nuit sombre. Et Dieu nous demande si nous voulons vraiment continuer à être des employés ou si nous sommes enfin prêts à devenir de véritable fils et filles de Dieu.


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