EDS – Mardi 31 mai – Pas de fruits

Quand Jésus a purifié le temple, c’était un acte de compassion. C’est dans le parvis des Gentils que le commerce avait lieu, et Jésus était déterminé : sa maison devait être un lieu de prière et d’adoration pour tous les peuples.
Mais la purification était aussi un acte de jugement. Les prêtres qui dirigeaient le temple avaient ruiné leurs chances de bénir tous les peuples. Le jour de leur jugement était proche. Si, après tout ce que Jésus avait fait pour révéler sa mission divine, ces hommes persistaient à refuser de l’accepter, que pouvait-il arriver d’autre, excepté qu’ils récoltent les fruits de leurs choix malheureux ?

Lisez Matthieu 21.18-22. En quoi le fait que Jésus maudisse le figuier a-t-il un lien avec la purification du temple ?

Jésus a maudit le figuier comme une parabole sur un grand nombre de chefs de la nation juive qui récoltaient finalement et irrévocablement ce qu’ils avaient semé. Cependant, n’oublions pas que cette parabole ne concerne pas tous les chefs religieux.
Beaucoup ont en effet accepté la foi en Jésus comme Messie. « La parole de Dieu se répandait, le nombre de disciples se multipliait rapidement à Jérusalem, et une grande foule de prêtres obéissait à la foi » (Ac 6.7). Pourtant, de la même manière que le figuier ne portait pas de fruit, le ministère du temple n’en portait pas non plus, et il allait bientôt devenir invalide.

Cet acte, ainsi que les paroles de Jésus, ont dû être un choc pour les disciples, qui essayaient encore d’intégrer les leçons de compassion et d’inclusion que Jésus avait révélées tout au long de son ministère. C’est ce même Jésus qui avait déclaré qu’il était venu, non pour condamner le monde, mais pour le racheter. Ce même Jésus qui avait affirmé : « le Fils de l’homme est venu non pour perdre les âmes des hommes mais pour les sauver » (Lc 9.56, Colombe). Chaque parole et chaque acte de son ministère était consacré à la restauration de l’humanité déchue, et montrait aux hommes l’espérance et la promesse d’une nouvelle vie en lui. Le fait qu’il ait agi et parlé si durement, de manière aussi irrévocable, tout cela les surprit, et c’est pour cela que Matthieu a écrit qu’ils « furent dans l’admiration » (Colombe) de ce qu’il avait fait.

Pas de doute là-dessus : il y a des gens qui, tôt ou tard, rejettent totalement la miséricorde et la grâce de Dieu (voir Gn 6.13 ; 15.16 ; 19.24 ; Ap 22.11).
Pourquoi est-il cependant si important de laisser ce genre de jugements à Dieu et de ne jamais les faire nous-mêmes, que ce soit à propos d’autrui ou encore de nous-mêmes ?

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