• Faire justice.

    26 mai 2016 | JASON HINES | Fourni par Traduction

    Même avant que ma fille soit née, une des choses que j’aimais faire était de revenir à la maison en fin de la journée et pour lire une histoire de la Bible. Maintenant, quand j’y repense, c’est probablement un peu étrange de commencer cette habitude après que ma fille naisse, mais j’ai continué de lire ces histoires, c’est l’une des parties non négociables de ma journée. J’ai même trouvé une application d’histoires de la Bible sur mon téléphone et aujourd’hui nous lisons ensemble les histoires bibliques que les enfants aiment entendre quand ils sont jeunes. Cela a été une joie inattendue de renouer avec certaines de ces histoires, et les regarder à travers les yeux ma fille de 15 ans. J’aime aussi ajouter des commentaires en cours de lecture, en ajoutant mes opinions et fixant parfois quelques erreurs factuelles (l’application n’est pas très exacte).

    Cette semaine, je lis l’histoire des dix lépreux. Je racontais l’histoire, comment ils ont supplié Jésus de les guérir, comment Jésus et les disciples sont passés de Samarie en Galilée. Je racontais à ma fille la façon dont laquelle Jésus les guérit d’une manière surprenante – en leur disant tout simplement d’aller se montrer au prêtre. Alors que sur leur chemin du temple, les lépreux se sont trouvés guéris. Seul le Samaritain est revenu pour remercier l’homme qui les avait guéris. J’ai été surpris par la réponse de Jésus, « Les dix n’ont-ils pas été purifiés ? [Mais] les neuf autres, où sont-ils ? Ne s’est-il trouvé que cet étranger pour revenir et donner gloire à Dieu ? » Je me suis arrêté de lire l’histoire et j’ai dit à mon enfant, « Parfois, les personnes qui rendent gloire à Dieu ne sont pas toujours celle que l’on croit « .

    Comme j’ai repensé à cette histoire au cours des derniers jours, d’autres pensées me sont venues à l’esprit. Il y a quelques jours, je ne suis pas aussi sûr que je j’aurais donné du crédit au Samaritain qu’il serait retourné voir Jésus. Après tout comme le Samaritain, qui devait aller voir les prêtres, n’étaient selon toute vraisemblance pas ses prêtres. En fait, d’après ce que nous savons au sujet de la relation entre les Juifs et les Samaritains, il est fort probable qu’il aurait été rejeté du temple. (Ce qui est intéressant alors c’est de constater qu’il était un lépreux comme les autres, mais il était dans un groupe avec des lépreux Juifs. Il est incroyable de voir comment les murs culturels se décomposent lorsqu’ils sont confrontés au bannissement. Il n’y avait pas d’autre endroit pour ce Samaritain que de retourner à Jésus.

    Cela ne le dispense pas nécessairement, cependant, les Juifs qui ne réalisent pas l’importance de rendre grâce à Celui qui était Dieu, même les prêtres, à qui ils ont été se présenter. Ma plus petite objection, il est vrai, est que le plus « inattendu » de ce groupe de lépreux était également le seul à revenir pour rendre grâce à Jésus pour ce qu’il avait fait pour lui. En retour, Jésus publiquement, devant ses disciples juifs, complimente cet étranger et sanctionne ceux de sa propre culture qui n’ont pas fait ce que cet étranger a fait. Au cours des deux derniers jours, je pensais à toutes les autres personnes que les chrétiens (et les adventistes) regardent de haut. Pourtant des païens et des impies ont réussi à faire de bonne chose alors que « mon église » reste à la traîne. Mon église est encore contradictoire, alors que la société ne l’est pas. Mon église traite toujours les femmes appelées par Dieu comme étant inférieure, tandis que ma société ne le fait pas. [1] Et nous laissons certains chrétiens dire : « le fait que la société a répondu à ces inégalités, est un signe qu’elle est tombé loin de ce que Dieu veut ». Au lieu de nous enseigner ce dont la société à besoin – l’église a permis au monde de le montrer à sa place par la voie de la justice au lieu que ce soit l’inverse.

    [1] De toute évidence, cela ne signifie pas que notre société ne lutte pas encore contre le racisme et le sexisme. Au contraire, c’est un témoignage sur le fait que notre société n’a pas ces préjugés légalement exprimés.


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  • EDS – Vendredi 27 mai – Pour aller plus loin

    Au fil des siècles, des voix se sont élevées pour mettre en avant ce qu’on appelle parfois la « loi naturelle ». Cette idée se décline sous bien des formes, mais en gros, cela veut dire qu’on peut tirer de la nature des principes moraux pour guider nos actions. En un sens, nous qui croyons que la nature est le Deuxième Livre de Dieu, nous pouvons admettre qu’il y a une part de vérité là-dedans (voir par exemple le
    discours de Paul dans Romains 1.18-23 sur ce que le peuple a appris sur Dieu à partir de la nature).

    Mais en même temps, nous ne pouvons pas oublier que ce monde est déchu, et que nous le voyons aussi avec un esprit déchu et corrompu. Nous pouvons donc arriver à de fausses leçons de morale tirées de la nature. Par exemple, l’un des plus grands esprits de l’Antiquité, le philosophe grec Aristote, était en faveur de l’esclavage, et ce, sur la base de sa compréhension de la nature. Pour lui, la nature montrait qu’il
    y avait deux catégories de gens, l’une étant « inférieure aux autres, comme une bête par rapport à l’homme ». Alors, pour ceux-là, « une vie de soumission servile était avantageuse ».

    Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres qui montre combien les principes, les valeurs, et les idées du monde sont en conflit avec ceux du royaume de Dieu. Et c’est pourquoi, quel que soit l’endroit d’où nous venons, nous avons besoin d’étudier la Parole de Dieu et d’en tirer la morale, les valeurs et les principes qui doivent gouverner notre vie. Rien d’autre n’est fiable en soi.

    À méditer

    • Jésus nous appelle à pardonner à tous ceux qui nous ont fait du tort. Cela inclut notre propre famille. Pensez à quelqu’un de proche qui vous a blessé. Même si vos cicatrices sont toujours là, comment parvenir à pardonner ?
    • En classe, discutez de votre réponse aux questions de dimanche (sur l’incompatibilité entre les valeurs de notre société et celles de la Bible). Comment, en tant que chrétiens, faire face à ces différences ?
    • Méditez plus longuement sur l’idée de la grandeur comme humilité enfantine.Qu’est-ce que cela signifie pour nous, en tant que chrétiens ?
    • En tant qu’adventistes du Septième jour, nous croyons en l’obéissance à la loi de Dieu, les Dix Commandements, et à juste titre. Cependant, que nous enseigne l’histoire du jeune homme riche ? Certes, l’obéissance extérieure à la loi de Dieu est importante, mais pourquoi ne suffit-elle pas ? Le véritable christianisme, tout en incluant l’obéissance à la loi de Dieu, ne comprend-il pas davantage que cela ?
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  • Méditation – 27 mai 2016 – Le salut selon les hommes

    Je vais partir, j’irai chez mon père et je lui dirai : « Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi ; je ne suis plus digne d’être appelé ton fils ; traite-moi comme l’un de tes employés. » Luc 15.18,19

    Le fils ne se trompait pas totalement sur le plan théologique. Indigne d’être considéré comme un fils, il avait vécu dans la rébellion, en commençant par exiger de son père qu’il donne sa part d’héritage : « Je veux mon argent. Je ne peux attendre que tu meures. J’ai ma vie à mener et je veux vivre comme je l’entends pendant que je suis jeune. Alors donne, parce que de toute façon, tu n’emporteras pas tes sous avec toi dans la tombe. » Quel enfant agréable ! C’est précisément le genre d’enfant que nous n’aimerions pas avoir ! Il était irrespectueux et égoïste. Il obtint ce qu’il avait réclamé. Après cela, il dilapida tout ce que son père lui avait donné dans l’abus de diverses substances, les
    relations sexuelles à tout-va et autres plaisirs mondains. Il ne pensa pas un instant à son père tant qu’il eut suffisamment d’argent pour satisfaire ses envies. Il se tourna vers lui uniquement quand il se trouva dans une situation désespérée.
    Oui, il était vraiment indigne d’être son fils, mais au moins, il était prêt à le reconnaître. Il avait raison sur un autre point : « J’ai péché contre le ciel et envers toi », décida-t-il de dire à son père. Les êtres humains ne pèchent pas uniquement contre les autres, mais surtout contre Dieu, notre Père à tous. David exprima clairement cette vérité après sa propre expérience dans un « pays lointain », à savoir son adultère avec Bethsabée et le meurtre d’Urie pour atteindre son but. Finalement, dans un esprit de repentance, David cria à Dieu : « Envers toi, toi seul, j’ai péché » (Psaume 51.6). Le jeune homme avait donc raison sur ce point théologique. Mais ensuite, il s’égara. Il décida de supplier ainsi son père : « Traite-moi comme l’un de tes employés. ». Pour comprendre les implications de cette requête, il est important de se rappeler que les hommes pouvaient avoir trois statuts différents. Au sommet de l’échelle sociale se trouvaient les fils, qui avaient des droits et des privilèges exclusifs. De plus, ils étaient les héritiers de la famille. Cependant, le jeune homme savait qu’il ne pouvait prétendre à ce statut. Puis il y avait les esclaves, qui bénéficiaient d’une certaine sécurité. Après tout, ils appartenaient à la famille. Venaient ensuite les employés, qui étaient embauchés quand le besoin se faisait sentir et étaient renvoyés quand ils devenaient inutiles. Ils étaient donc dans une situation précaire. Ainsi, le jeune homme était sur le point de demander à son père de le traiter exactement comme il le méritait. Apparemment, il désirait travailler pour bénéficier de nouveau des faveurs de son père. En décidant d’occuper la moins enviable des positions et de travailler pendant des années, il pensait pouvoir retrouver son statut de fils. Pourtant, cette approche du « salut par les oeuvres » était le signe qu’il ne comprenait absolument pas le Père.


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