• EDS – Vendredi 13 décembre – Pour aller plus loin…

    Lisez Ellen G. White : « La joie dans le Seigneur », pp. 101-111, dans Le meilleur chemin.

    « En plaçant devant eux les commandements et les menaces de Dieu, ainsi que les terribles châtiments qui s’étaient abattus sur les Israélites à cause de leurs mésalliances, Néhémie réveilla la conscience de ses auditeurs et une œuvre de réforme débuta, détournant ainsi la colère menaçante du Très-Haut. Parmi ceux qui étaient engagés dans le service sacré, certains plaidèrent en faveur de leurs femmes païennes dont ils ne voulaient pas se séparer. Mais on ne fit aucune distinction ; il ne fut tenu compte ni du rang ni de la position. Quiconque parmi les prêtres ou les principaux refusait de rompre avec les idolâtres était immédiatement rejeté du service de Dieu. Un petit-fils du grand prêtre, qui avait épousé la fille du fameux Sanballat, fut non seulement relevé de ses fonctions, mais aussitôt banni d’Israël. » Ellen G. White, Prophètes et rois, p. 512.

    À méditer

    • Lisez la citation ci-dessus. En classe, échangez sur ce que vous pensez de ce que fit Néhémie, sans faire d’exceptions, même pour ceux qui semblaient vraiment aimer leur épouse, et ne voulaient pas s’en séparer. Pensez-vous que Néhémie y est allé un peu trop fort, a été trop inflexible, et qu’il aurait pu faire quelques exceptions ? Pourquoi ? Dans ce même contexte, de quelle manière l’église exerce-t-elle la discipline, avec amour et compréhension, tout en restant cohérente et en n’abaissant pas les standards de vérité de Dieu ?
    • Nous savons qu’il n’y a rien de légaliste à observer le sabbat du septième jour, de même que ce n’est pas faire preuve de légalisme que de ne pas convoiter, de ne pas voler ou de ne pas mentir, mais comment faire attention à ne pas faire de l’observance du sabbat (ou de l’obéissance à tout autre commandement) quelque chose qui devienne légaliste ? Pourquoi le fait de toujours garder en tête la Croix et ce que Christ a fait pour nous sur cette croix constitue-t-il la meilleure protection contre le piège du légalisme ?
    • En même temps, comment nous prémunir des dangers inhérents aux compromis lents mais réguliers, comme ceux que dut affronter Néhémie ?

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  • EDS – Jeudi 12 décembre – N′est-ce pas ainsi qu′ont agi vos pères ?

    Le zèle de Néhémie pour le jour du sabbat est admirable. Néhémie était tellement passionné par l’observance correcte du sabbat qu’il alla jusqu’à promettre d’utiliser la force contre les marchands des autres nations. En d’autres termes, il serait intervenu personnellement si jamais il les surprenait dans la ville ou près des portes un jour de sabbat. En tant que gouverneur, il avait des responsabilités officielles de s’assurer que ce commandement était gardé comme il se devait.

    « Néhémie les réprimanda énergiquement pour leur négligence. ‘Que signifie cette mauvaise action que vous faites, en profanant le jour du sabbat, leur demanda-t-il sévèrement. N’est-ce pas ainsi qu’ont agi vos pères, et n’est-ce pas à cause de cela que notre Dieu a fait venir tous ces malheurs sur nous et sur cette ville ? Et vous, vous attirez de nouveau sa colère contre Israël, en profanant le sabbat !’ Et il ordonna ‘qu’on fermât les portes de Jérusalem avant le sabbat, dès qu’elles seraient dans l’ombre, et qu’on ne les ouvrît qu’après le sabbat.’ Et comme Néhémie avait davantage confiance dans ses serviteurs que dans ceux qui étaient désignés par les magistrats, il les plaça aux portes pour se rendre compte si ses ordres seraient respectés. » Ellen G. White, Prophètes et rois, p. 511.

    L’avertissement de Néhémie sur la désacralisation du sabbat ainsi que d’autres avertissements sur le fait de le transgresser, eut apparemment un écho à travers les siècles jusqu’à l’époque de Jésus. Nous le savons, car les évangiles décrivent encore et encore Jésus qui se bat contre les chefs religieux au sujet de la bonne manière d’observer le sabbat.

    Lisez Matthieu 12.1-8, Marc 3.1-6, Luc 6.6-11 et Jean 5.5-16. Quel était le problème, et en quoi une compréhension de l’histoire de l’Israël d’autrefois contribue-t-elle à expliquer les raisons de cette controverse ?

    Dans leur zèle, aussi malavisé fut-il, pour s’assurer que le sabbat n’était pas « profané, » ces chefs religieux étaient tellement fanatiques qu’ils accusèrent Jésus, maître du sabbat (Lc 6.5), de le transgresser. Vous parlez d’en faire trop ! L’ironie dans tout cela, c’est que tandis que nombre de ces hommes exprimaient leur préoccupation pour la loi, ils oubliaient ce qui est le plus important dans la loi : la justice, la compassion et la foi (Mt 23.23).

    Comment, individuellement et en tant qu’église, prendre garde à ne pas faire le même genre d’erreur que ces hommes, que ce soit avec le sabbat, ou autre chose que nous considérons comme important pour la foi ?


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  • EDS – Mercredi 11 décembre – Fouler au pressoir le jour du sabbat

    Lisez Néhémie 13.15,16. Quel problème Néhémie traite-t-il ici ?

    Il n’est pas facile de prendre position pour Dieu quand on est en minorité. Comme Dieu avait dit que le sabbat devait être un jour saint pendant lequel personne ne devait faire aucun travail, Néhémie avait l’intention de s’assurer que ce commandement était suivi à Jérusalem. Il se sentait sans doute une obligation morale de prendre position et d’agir en fonction.

    Le sabbat fut créé comme l’apogée de la semaine de Création. C’était en effet un jour spécial durant lequel les gens devaient être renouvelés et recréés en passant du temps avec Dieu, comme ils ne peuvent pas le faire quand ils sont occupés à vaquer à leurs occupations ou activités habituelles.

    On dit que « Plus qu’Israël gardant le sabbat, c’est le sabbat qui garda Israël. » L’idée, c’est que le sabbat du septième jour était, et demeure, un moyen fort de contribuer à garder la foi vivante chez ceux qui, par la grâce de Dieu, cherchent à l’observer et à profiter des bienfaits physiques et spirituels qu’il nous offre.

    Lisez Néhémie 13.17-22. Que fait Néhémie pour faire cesser les « échanges commerciaux » le jour du sabbat ?

    Néhémie étant gouverneur de Juda, il voit son rôle comme celui qui fait respecter les règles. Puisque les règles en Juda étaient basées sur la loi de Dieu, il devenait gardien de cette loi, y compris le sabbat. Si les nobles en Juda avaient pris position face à la corruption causée par le grand prêtre, Néhémie ne se serait peut-être pas retrouvé dans cette situation. Mais les chefs et les nobles en voulaient peut-être déjà à Néhémie de les avoir obligés à rendre aux pauvres, un peu auparavant. Ainsi, ils ne semblèrent pas s’opposer non plus aux changements initiés par Eliashib et Tobiya.

    Néhémie réprimande d’abord les nobles, puis ordonne que les portes soient fermées, et y poste des serviteurs pour les garder. Quand il apparait que le marché a simplement changé de place pour se tenir à l’extérieur de la ville, il prend des mesures encore plus drastiques et menace physiquement les marchands s’ils osent venir le sabbat suivant. Néhémie devait être un homme de parole, car les marchands reçurent le message cinq sur cinq, et à partir de ce moment-là, ils cessèrent de venir.


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  • EDS – Mardi 10 décembre – Dîmes et offrandes

    Les réformes liées aux services du temple initiées par Néhémie comprenaient la mise en œuvre des dîmes et des offrandes.

    Lisez Nombres 18.21-24 ; Malachie 3.10 ; Matthieu 23.23 ; 1 Corinthiens 9.7-14 ; 2 Corinthiens 9.6-8 et Hébreux 7.1,2. Que nous enseignent ces passages sur l’importance des dîmes et des offrandes, pas seulement pour les services du temple, mais pour aujourd’hui également ?

    Sans la collecte des dîmes et des offrandes, le temple ne pouvait pas fonctionner. Quand les gens cessèrent de donner leur dîme, les services du temple se désorganisèrent, et tout le système d’adoration était en péril. Quand ceux qui œuvraient dans le temple s’en allèrent chercher du travail pour nourrir leurs familles, il devint impossible pour eux de continuer à s’occuper du temple. Par conséquent, l’adoration de Dieu faiblit.

    « Le système de la dîme est simple et beau. Son équité se révèle dans la proportionnalité de ce qu’il requiert du riche comme du pauvre. Il est proportionnel à l’usage que Dieu nous a accordé de ses propriétés. Lorsque Dieu réclame la dîme (Mal 3.10), il ne fait pas appel à notre gratitude ou à notre générosité. Bien que la gratitude doive faire partie de tout ce que nous exprimons à Dieu, nous rendons la dîme parce que Dieu l’a commandé. La dîme appartient à Dieu, et il nous demande de la lui restituer. »  Ce que croient les adventistes, p. 297.

    À l’image de ce qui arriva avec le temple israélite, notre église se désintégrerait sans le soutien financier que procurent les dîmes et les offrandes des membres. Nos services d’église ne fonctionneraient pas sans des gens qui sont payés pour investir du temps pour Dieu dans un ministère de qualité, dans l’organisation, et l’administration de l’église. L’adoration de Dieu déclinerait également en qualité. Mais plus important encore, sans les dîmes et les offrandes, l’évangélisation serait non-existante.

    De plus, nous donnons les dîmes parce que Dieu a établi ce système dans sa Parole. Il y a des occasions où Dieu n’a pas à expliquer pourquoi il a mis quelque chose en place. Il attend de nous que nous lui fassions confiance, qu’il est aux commandes. Nous devrions nous informer sur la manière dont opère ce système, mais ensuite le déposer entre ses mains.

    Pourquoi donner sa dîme est-il important pour notre propre spiritualité, et comme mesure de notre confiance en Dieu ?


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  • EDS – Lundi 9 décembre – Les lévites dans leurs champs

    Lisez Néhémie 13.10-14. À quelle situation Néhémie cherche-t-il à remédier ici ?

    Les chantres, les portiers, et d’autres serviteurs du temple durent retourner travailler dans leurs champs afin de nourrir leurs familles, car l’œuvre pour Dieu n’était pas soutenue financièrement. Tout le système des dîmes et des offrandes qui avait été établi avec autant de soin, était à présent en ruines. Néhémie dut tout recommencer. Le fait qu’il jette tout ce qui se trouve dans la salle montre son désespoir.

    « Non seulement le temple avait été profané, mais on avait mal employé les offrandes. Aussi le peuple avait-il tendance à se relâcher dans ses libéralités. Il avait perdu son zèle et sa ferveur, et il payait ses dîmes à contrecœur. Le trésor de la maison de Dieu était insuffisamment pourvu ; de nombreux chantres et d’autres officiants du service du temple, mal rétribués, avaient quitté l’œuvre du Seigneur pour travailler ailleurs. » Ellen G. White, Prophètes et rois, p. 510.

    Il est fascinant de voir que tout Juda se rassembla et rebâtit ce qui avait été détruit. Le peuple était dans le camp de Néhémie, contre Tobiya et Eliashib, car ils prirent certainement conscience que Néhémie faisait tout ce qu’il pouvait pour le bien du peuple. De plus, Néhémie confia les positions de surveillance des magasins à des hommes qu’il considérait comme fidèles et dignes de confiance. Ils reçurent la responsabilité de recueillir les dîmes et les offrandes, en s’assurant que les biens étaient stockés comme il fallait, et en distribuant les ressources aux personnes qui convenaient. En d’autres termes, Néhémie intervint et déracina apparemment d’un seul coup le système mis en place par ces dirigeants corrompus.

    Bien que Néhémie eût nommé des hommes fidèles pour l’organisation du temple, le grand prêtre corrompu, Eliashib, ne perdit pas son poste, car il lui avait légué à travers la descendance d’Aaron. Son travail dans le temple dut être pénalisé par les mesures de Néhémie, qui en avait nommé d’autres pour s’occuper de certaines des responsabilités du grand prêtre, mais il demeurait le grand prêtre.

    Néhémie avait prié ainsi : Souviens-toi de moi, mon Dieu, à cause de cela, et n’efface pas ce que j’ai fait avec fidélité pour la maison de mon Dieu et pour ses observances (Ne 13.14). Qu’y avait-il de tellement humain dans cette prière ?


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  • EDS – Dimanche 8 décembre – Corruption des dirigeants du temple

    Néhémie 13 commence par une inquiétude sur la présence d’étrangers/idolâtres ammonites et moabites parmi eux (Ne 13.1-3). Ces versets ne parlent pas de rejeter des individus venus d’une autre nation ou origine qui suivaient Dieu, mais plutôt de renvoyer ceux qui étaient d’une foi différente, non pas des convertis, mais des idolâtres. (Voir également Dt 23.3-6.)

    Lisez Néhémie 13.1-9. Qui étaient Eliashib et Tobiya ? Pourquoi ce qu’ils ont fait est-il inacceptable ? Voyez Ne 2.10,19 ; 3.1 ; 12.10 ; 13.28.

    Eliashib et Tobiya sont tous deux des figures connues du livre de Néhémie. Eliashib était le grand prêtre de la nation, et il également responsable du temple. Tobiya est mentionné comme étant l’ennemi ammonite de Néhémie qui s’opposa ardemment à son œuvre à Jérusalem. L’alliance entre Eliashib et Tobiya laisse entendre que leur relation avait pour origine un mariage.

    Nous n’avons pas de traces de ce lien, mais nous savons que Tobiya avait un nom juif (qui signifie « l’Éternel est bon »), et qu’ainsi il était vraisemblablement d’origine juive. On croit que la famille de sa femme, les descendants d’Arah, bien que non identifiés, étaient liés à la famille d’Eliashib. De plus, Sanballat, le Horonite, l’autre adversaire de Néhémie, avait une fille qui était mariée au petit-fils d’Eliashib. Par conséquent, ces intrigues autour de Néhémie devaient être intenses, car les officiels les plus hauts placés du pays étaient apparentés et ligués contre le leadership de Néhémie.

    Pendant l’absence du gouverneur, le grand prêtre donna à Tobiya l’une des salles du temple qui était conçue pour accueillir la dîme, les dons, et les offrandes. Tobiya se vit accorder une résidence permanente dans le temple, ce qui était une manière de l’établir comme l’un des chefs de la nation. Les ennemis de Néhémie réussissaient enfin ce qu’ils avaient souhaité depuis le début : supplanter Néhémie et prendre eux-mêmes les commandes. Heureusement, Néhémie n’allait pas rester là à ne rien faire.

    Tout au long de l’histoire sainte, pourquoi le peuple de Dieu se laisse-t-il si facilement égarer, que ce soit les Juifs de l’Israël d’autrefois, ou les chrétiens qui les suivirent pendant et après l’époque du Nouveau Testament ? Comment éviter de faire les mêmes erreurs ?


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  • EDS – Samedi 7 décembre – PÉCHEURS RÉCIDIVISTES

    SABBAT APRÈS-MIDI

    Étude de la semaine :

    Ne 13.1-9 ; Dt 23.3-6 ; Ne 13.10-14 ; Nb 18.21-24 ; Ne 13.15-22 ; Jn 5.5-16.

    Verset à mémoriser :

    Je dis aussi aux lévites de se purifier et de venir garder les portes pour faire du sabbat un jour sacré. Pour cela aussi souviens-toi de moi, mon Dieu, et protège-moi selon ta grande fidélité (Néhémie 13.22.).

    Dans l’intermédiaire entre les chapitres 12 et 13, Néhémie retourne à Babylone. Nous ignorons combien de temps il est parti, mais quand il revient (probablement vers 430-425 avant Jésus-Christ), le peuple était retombé dans ses travers. Tous s’étaient pourtant engagés envers Dieu sur ces questions : d’abord, ne pas se marier avec des idolâtres ; ensuite, observer soigneusement le sabbat, et troisième chose, s’occuper du temple et de son personnel au moyen de la dîme et des offrandes (Néhémie 10). Mais ils avaient méprisé ces trois promesses.

    Au moment où Néhémie revient, il les trouve très négligents dans leur dévotion envers Dieu. Le peuple avait cessé de retourner la dîme et les offrandes, ils s’étaient mis à utiliser les salles du temple à d’autres fins, n’observaient plus le sabbat correctement, et étaient même revenus aux mariages mixtes avec les nations environnantes. Et le comble dans tout cela, c’est que les dirigeants qu’il avait laissés avaient contribué au déclin de la relation des Israélites avec Dieu. Il n’est pas surprenant que Néhémie ait été abattu quand il découvrit combien les choses avaient changé. Mais au lieu de l’accepter, une nouvelle fois, et conformément à son caractère, il agit pour la gloire de Dieu.

    Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 14 décembre.


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  • EDS – Vendredi 6 décembre – Pour aller plus loin…

    Lisez Ellen G. White, « La croissance en Jésus-Christ », pp. 59-66, dans Le meilleur chemin.

    « La croix du Christ sera la science et le chant des rachetés pendant toute l’éternité. Dans le Christ glorifié, ils contempleront le Christ crucifié. Jamais on n’oubliera que celui dont la puissance a créé et soutient les innombrables mondes à travers l’immensité de l’espace, le Bien-aimé de Dieu, la majesté du ciel, celui que les chérubins et les séraphins éblouissants mettent leur joie à adorer, s’est humilié pour relever l’homme déchu ; qu’il a porté la culpabilité et la honte du péché ; que la face de son Père s’est dérobée à ses yeux jusqu’au moment où le poids des malheurs d’un monde perdu a brisé son cœur et éteint sa vie sur la croix du Calvaire. La pensée que le Créateur de tous les mondes, l’Arbitre de toutes les destinées, ait pu renoncer à sa gloire et s’humilier lui-même par amour pour l’homme provoquera toujours l’émerveillement et l’adoration de l’Univers. Lorsque les nations des sauvés regarderont leur Rédempteur et contempleront la gloire éternelle du Père brillant sur le visage du Christ ; lorsqu’elles contempleront son trône, qui dure ‘depuis toujours et pour toujours’, sachant que son royaume n’aura aucune fin, elles éclateront en ce chant d’extase : ‘Digne est l’Agneau immolé qui nous a rachetés pour Dieu par son sang précieux !’ » Ellen G. White, Le grand espoir, pp. 478,479.

    À méditer

    • En classe, évoquez le fait de trouver l’équilibre dans l’adoration entre la révérence et la joie. Ou bien réfléchissez à cette question : D’ailleurs, la révérence et la joie sont-elles mutuellement exclusives ?
    • Les Israélites placèrent la muraille de Jérusalem sous la protection divine à travers la cérémonie de dédicace et reconnaissaient ainsi qu’un mur ne sert à rien si Dieu ne le défend pas. Salomon l’avait bien exprimé : Si ce n’est le Seigneur qui bâtit la maison, ceux qui la bâtissent travaillent inutilement ; si ce n’est le Seigneur qui garde la ville, celui qui la garde veille inutilement (Ps 127.1). Que devrait nous indiquer ce passage sur tout ce que nous entreprenons pour le Seigneur ?
    • Quel est le rôle de la musique dans l’expérience d’adoration de votre propre église ?
    • Les Écritures sont claires : Jésus est notre Grand Prêtre dans le sanctuaire céleste. Qu’y fait-il exactement pour nous ? Que peut nous enseigner le ministère des prêtres dans le temple terrestre sur ce que Jésus fait pour nous dans le temple céleste ?

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  • EDS – Jeudi 5 décembre – Prêtres et lévites dans le cadre du culte

    Lisez Néhémie 12.44-47. Pourquoi Juda se réjouit-elle de ce que les prêtres et les lévites étaient à leur poste ? Pourquoi étaient-ils importants ?

    Que symbolisait le travail des prêtres (qui étaient des lévites) ? Voir Hébreux 9.1-11.

    « L’intercession du Christ en faveur de l’homme dans le sanctuaire céleste est tout aussi essentielle au plan du salut que sa mort sur la croix. Par sa mort, il a inauguré l’œuvre qu’il est allé terminer au ciel après son ascension. Nous devons, par la foi, pénétrer ‘au-delà du voile, là où Jésus est entré pour nous comme un précurseur.’ » Ellen G. White, Le grand espoir, pp. 357,358.

    À nouveau, bien que les gens de l’époque n’avaient certainement pas la lumière que nous avons aujourd’hui, leur compréhension était suffisante pour qu’ils sachent que le travail des lévites, qui seuls pouvaient officier dans le temple, était aussi important. Ils étaient enthousiastes de voir que l’œuvre de Dieu se réalisait à travers eux.

    La nation avait passé du temps avec Dieu à lire sa Parole, à prier, à adorer, et à se reconsacrer à lui. Parmi tout cela, ils prirent conscience que les ministères liés au temple avaient été négligés et devaient être restaurés. À présent qu’ils étaient rétablis, le peuple se réjouissait de l’œuvre importante que les lévites allaient accomplir en leur faveur. Dieu fit comprendre à la nation que les ministères du temple faisaient partie de son plan pour l’adoration.

    Malheureusement, les ministres du culte, les enseignants de la Parole, et les musiciens sont souvent considérés comme acquis. Même du temps de Néhémie, le soutien financier des lévites était parfois fort, parfois très faible. Les lévites devaient souvent avoir un autre travail pour subvenir aux besoins de leurs familles, car le peuple cessait d’apporter sa dîme et ses offrandes.

    Sans la dîme et les offrandes, il n’y a pas d’église mondiale organisée. Si nous voulons que nos ministères continuent, nous devons être engagés à soutenir nos pasteurs et dirigeants par nos contributions financières aussi bien que notre appréciation verbale. L’église n’est peut-être pas parfaite, mais ce n’est pas une raison pour limiter les dons que nous faisons à Dieu pour que son œuvre se poursuive dans le monde entier.


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  • EDS – Mercredi 4 décembre – Les sacrifices, partie intégrante du culte

    Lisez Néhémie 12.43. Qu’y avait-il de spécial à offrir de « nombreux sacrifices » dans leur célébration cultuelle ?

    Les sacrifices constituaient l’aspect le plus important de l’adoration à l’époque du temple. Plusieurs sacrifices différents avaient cours, soit pour la promesse de pardon ou pour exprimer la joie de la communion et la gratitude envers Dieu. Les sacrifices donnaient la substance à l’adoration, car ils rappelaient aux adorateurs la vérité de Dieu et de qui il est, et renvoyaient à la Descendance Promise, le Messie, qui sacrifierait sa vie pour eux, en tant qu’Agneau de Dieu.

    Lisez Jean 1.29,36, 1 Corinthiens 5.7 et Apocalypse 5.6,12,13. Qu’enseignent ces passages sur ce à quoi renvoyaient les sacrifices en définitive ? Si les Israélites d’autrefois pouvaient se réjouir sur le cadavre d’un animal de ferme, une mort ne révélait pas toute l’étendue de la vérité, les raisons que nous avons de nous réjouir sont d’autant plus grandes qu’eux.

    Remarquez également le nombre de fois où l’idée de joie et de réjouissance apparaît, rien que dans Néhémie 12.43. Au sein de la révérence, et peut-être de la peur sacrée que le peuple expérimentait dans son service de culte (après tout, le fait de tuer un animal pour ses péchés était quelque chose de solennel), il y avait également de la joie et des réjouissances. Quand nous nous approchons de Dieu, cela doit se faire avec crainte et révérence, mais aussi avec réjouissance. Le Psaume 95 démontre qu’un véritable acte d’adoration implique une injonction à chanter, à crier joyeusement, et à faire de la musique pour célébrer Dieu (Ps 95.1), ainsi qu’à se prosterner, et s’agenouiller devant le Seigneur (Ps 95.6). S’efforcer d’atteindre un équilibre entre la joie et la révérence est crucial pour adorer et louer notre Créateur.

    Quand nous pensons qu’à la croix, le Créateur de tout ce qui existe (voir Jn 1.1-3) était pendu là, mourant pour les péchés de sa création, quelle est notre première émotion ? Quel rôle la joie peut-elle, et devrait-elle, jouer dans notre expérience de la Croix ?


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