• EDS – Dimanche 23 février – Le bélier et le bouc

    Lisez Daniel 8. Quel est le thème de la vision et en quoi est-elle comparable à ce que nous avons vu dans Daniel 2 et 7 ?

    Comme dans Daniel 2 et 7, nous avons ici une autre vision de la grandeur et de la décadence des empires mondiaux, mais avec un symbolisme différent. Ce symbolisme est directement lié au sanctuaire de Dieu. Dans ce cas, les symboles du bélier et du bouc sont employés en raison de leur lien avec le rituel du sanctuaire qui avait lieu le Jour des Expiations, un temps de jugement pour l’Israël de l’époque. Les béliers et les boucs servaient d’offrandes sacrificielles dans le service du sanctuaire. Mais les deux ne sont mentionnés ensemble que pendant le Jour des Expiations. Ces deux animaux sont donc choisis délibérément ici pour rappeler le Jour des Expiations, sur lequel la vision se concentre.

    Au fur et à mesure de la vision, Daniel voit un bélier qui frappait de ses cornes dans trois directions : vers l’ouest, vers le nord et vers le sud (Dn 8.4). Ce triple mouvement indique l’expansion de sa puissance : aucun animal ne pouvait lui résister, et personne ne pouvait délivrer de son pouvoir ; il faisait ce qu’il voulait et grandissait (Dn 8.4). Comme l’explique l’ange, le bélier avec deux cornes représente l’Empire médo-persan (Dn 8.20), et les trois directions renvoient vraisemblablement littéralement aux trois conquêtes majeures de cette puissance.

    Arrive ensuite un bouc avec une grande corne, qui représente l’Empire grec sous les ordres d’Alexandre le Grand (Dn 8.21). Le fait que le bouc se déplace sans toucher la terre (Dn 8.5) signifie qu’il bouge rapidement. Ce symbolisme montre la rapidité des conquêtes d’Alexandre, que Daniel 7 présente comme un léopard ailé. Mais comme l’indique la prophétie, quand le bouc fut puissant, la grande corne se brisa (Dn 8.8) et laisse la place à quatre cornes, qui vont dans les quatre directions de la boussole. Cette prophétie s’accomplit quand Alexandre mourut à Babylone en juin de l’an 323 avant Jésus-Christ, et que son royaume fut divisé entre quatre généraux.

    Entre Daniel 2.38 et Daniel 8.20,21, trois des quatre empires révélés dans les visions ont été nommés pour nous. En quoi ce fait incroyable contribue-t-il à confirmer l’exactitude de notre interprétation de ces prophéties ?


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  • EDS – Samedi 22 février – DE LA CONTAMINATION À LA PURIFICATION

    SABBAT APRÈS-MIDI

    Étude de la semaine :

    Daniel 8, Dn 2.38, Gn 11.4, Lévitique 16, He 9.23-28.

    Verset à mémoriser :

    Et il m’a dit : Encore 2300 soirs et matins, puis le sanctuaire sera purifié (Daniel 8.14, Segond 21.).

    La vision rapportée dans Daniel 8 fut accordée au prophète en 548/547 avant Jésus-Christ, et elle donne des clarifications importantes concernant le jugement auquel Daniel 7 fait référence. Contrairement aux visions de Daniel 2 et 7, la vision de Daniel 8 laisse Babylone de côté et commence par la Médo-Perse, car à ce moment-là, Babylone était sur le déclin et les Perses étaient sur le point de remplacer Babylone à la tête du monde. La vision de Daniel 8 coïncide avec celle de Daniel 7. Le langage et les symboles changent dans Daniel 8 car le chapitre met en lumière la purification du sanctuaire céleste en lien avec le Jour des Expiations céleste. Ainsi la contribution distinctive de Daniel 8 se situe dans l’accent qu’il met sur des aspects du sanctuaire céleste. Tandis que Daniel 7 montre le tribunal céleste et le Fils de l’homme recevant le royaume, Daniel 8 montre la purification du sanctuaire céleste. Ainsi comme l’indiquent les parallèles entre ces deux chapitres, la purification du sanctuaire céleste décrite dans Daniel 8 correspond à la scène du jugement de Daniel 7.

    Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 29 février.


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  • EDS – Vendredi 21 février – Pour aller plus loin…

    Un rapide coup d’œil à l’histoire révèle qu’après l’effondrement de l’Empire romain, qui s’est produit avec des attaques des barbares venus du nord, l’évêque de Rome profita de la chute de trois tribus barbares et s’établit comme la seule puissance de Rome en 538 après Jésus-Christ. Ce faisant, il adopta plusieurs fonctions institutionnelles et politiques de l’empereur romain. La papauté émergea alors, investie de pouvoirs temporels et religieux jusqu’à sa destitution par Napoléon en 1798. Cela ne mit pas un terme à Rome, mais uniquement à la phase de persécution spécifiée. Non seulement le pape affirma être le vicaire du Christ, mais il introduisit également plusieurs doctrines et pratiques contraires à la Bible. Le purgatoire, la pénitence, la confession auriculaire, et le changement du commandement du sabbat au dimanche font partie, entre autres, des changements des « temps et la loi » introduits par la papauté.

    « Il est impossible à l’homme, par ses propres forces, de tenir tête aux accusations de l’ennemi. Debout devant Dieu, vêtu de vêtements sales, il confesse ses péchés. Alors Jésus, notre avocat, plaide efficacement en sa faveur. Il défend sa cause, et, grâce au sacrifice du Calvaire, il triomphe de l’accusateur. Sa parfaite obéissance à la loi divine lui a donné tout pouvoir dans le ciel et sur la terre, et il supplie son Père d’accorder sa miséricorde au pécheur et de le réconcilier avec lui. Il déclare à l’accusateur de son peuple : ‘Que l’Éternel te réprime, Satan ! Ce peuple a été racheté par mon sang, c’est un tison arraché du feu.’ Et à celui qui se confie en lui, il donne cette assurance : ‘Vois, je t’enlève ton iniquité, et je te revêts d’habits de fête.’ » Ellen G. White, Prophètes et rois, pp. 444,445.

    À méditer

    .Regardez à nouveau les caractéristiques de la puissance de la petite corne qui émerge, et demeure une partie de la quatrième bête, Rome. Quelle est la seule puissance qui soit sortie de la Rome païenne il y a de nombreux siècles et qui, en plus d’avoir persécuté le peuple de Dieu, existe toujours aujourd’hui ? Pourquoi cette identification évidente devrait-elle nous prémunir contre toute spéculation concernant son identité, y compris l’idée que la petite corne renverrait à un roi grec païen qui a disparu plus d’un siècle et demi avant la première venue de Jésus ? En quoi ces marques d’identification claires nous protègent également de la croyance selon laquelle la petite corne est une future puissance encore à venir ?


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  • TROIS EN UN

    Par KENT KINGSTON

    La Trinité.

    Pour la plupart d’entre nous, ce terme est devenu un simple mot. Un nom de lieu peut-être ? En ce moment, un promoteur immobilier construit une marina et un lotissement à Trinity Point, non loin de chez moi. Ma belle-mère va à l’église dans une banlieue d’Adélaïde appelée Trinity Gardens. Et puis il y a Trinity, l’un des personnages principaux des films Matrix de mes années de formation, sans parler de ces western spaghetti Trinity des années 1970.

    Mais aucune de ces utilisations du mot n’indique sa véritable signification ou ne donne un aperçu des siècles de conflit avant qu’il ne devienne un courant dominant de l’enseignement chrétien. En termes simples, la « Trinité » exprime le fait que Dieu est Un et qu’il est simultanément Père, Fils et Saint-Esprit.

    Si vous êtes logique ou mathématique, vous lirez cette dernière affirmation et visualiserez immédiatement une équation dans votre tête qui ressemble à ceci : . Ce qui, bien sûr, ne correspond pas à la réalité.

    Comment Dieu peut-il être à la fois Trois et Un ?

    Certains chercheurs spirituels font une croix sur le christianisme à ce stade : si son fondement même n’a aucun sens, comment le reste de ses enseignements peut-il être fiable ?

    Mais si nous comprenons Dieu comme étant infini et en dehors de notre continuum espace-temps, il n’est pas si difficile de chercher des équations alternatives aux limites des mathématiques. , par exemple – oui, c’est la bonne équation. Ou, mieux encore, en utilisant les symboles de l’infini, . Il est certain que tout Dieu qui mérite d’être adoré ne peut être quantifié.

    Le théologien Robert McIver, dans son texte tertiaire Meaning for the New Millennium, note que la physique fournit également des illustrations du Trois en Un de la nature de Dieu : « … Les objets ont trois dimensions – hauteur, profondeur, largeur – chacune de ces dimensions est complètement séparée et complète totalement l’objet, mais il n’y a qu’un seul objet. Ou… la lumière elle-même, qui selon un ensemble de données agit comme des ondes, et qui selon un autre ensemble de données agit comme un flux de particules. Il semble que ce soit deux choses à la fois ».

    Plusieurs professeurs chrétiens ont préféré une approche plus terre-à-terre pour expliquer la Trinité, bien que tous avouent que leurs métaphores ne parviennent pas à saisir toute la grandeur de Dieu.

    Selon la légende, Patrick d’Irlande, par exemple, a attiré l’attention sur une feuille de trèfle (ou un trèfle), en notant qu’il s’agit simultanément de trois feuilles et aussi d’une seule feuille. Ou, plus récemment, j’ai entendu un prédicateur sur YouTube affirmer que la compréhension de la Trinité est

    « aussi simple qu’une tarte aux pommes »

    – on peut couper la tarte en trois parts, mais, alors que la part reste séparée, la garniture aux fruits reste dès que l’on retire le couteau. Il s’agit à la fois de trois parts et d’une tarte parfaitement homogène.

    Des preuves bibliques ?

    Mais est-ce que ces jeux de mots astucieux sont utilisés par les chrétiens ou est-ce que la Bible enseigne la doctrine de la Trinité ? Ici, nous avons immédiatement un problème, car la Bible n’utilise pas du tout le mot « Trinité ». Elle n’inclut pas non plus de discussion ciblée ni d’explication de la nature Trois en Un de Dieu. Nous devons plutôt nous appuyer sur des allusions et des mentions en passant dans l’Ancien et le Nouveau Testament, en les rassemblant et en identifiant des modèles, sans devenir arrogants quant à nos conclusions. Je veux dire, franchement, qui sommes-nous pour penser que nous pourrons un jour expliquer pleinement Dieu ? Nos meilleurs efforts ne sont qu’un aperçu. Alors, l’humilité bien en main, jetons un coup d’œil.

    L′essence de l′Unité

    Jusqu’à ce jour, un Juif pratiquant répétera quotidiennement le credo connu sous le nom de Shema (le mot hébreu pour « écoute »), qui commence par : « Ecoute, Israël ! Le Seigneur, notre Dieu, le Seigneur est un. » (Deutéronome 6.4). Ce n’est là qu’un exemple parmi les nombreuses références bibliques à l’Unité de Dieu – une distinction importante à faire dans le monde antique, où de nombreux dieux étaient adorés. Mais, curieusement, le tout premier nom de Dieu utilisé dans la Bible – dès Genèse 1.1 où est décrite la création des « cieux et de la terre » – est Elohim, qui signifie littéralement « Dieux » – au pluriel. Nous en avons des indices dans les traductions françaises de la Bible lorsque nous lisons des versets comme : « Dieu [Elohim] dit : Faisons les humains à notre image… ». (Genèse 1.26).

    La complexité de l’Unité est également évoquée dans Genèse 2.24, où l’on lit : « … l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. ». L’intimité idéale de l’ « âme sœur » du mariage, où un vieux couple finit les phrases de l’autre, est un faible écho de l’Unité et de la tri-unité que nous voyons dans le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

    Noël

    Oui, il est un peu tard pour commencer à poser les guirlandes et chanter des chants de Noël, mais pensez à ces milliers d’années que les anciens ont passées à attendre la naissance du Messie promis – le tout premier Noël. Selon les mots du prophète Esaïe, immortalisés plus tard dans le Messie de Haendel, « Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, Et la domination reposera sur son épaule ; On l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix. » (Es 9.6-7)

    Dans ces paroles prophétiques, écrites environ 700 ans avant la naissance de Jésus, nous voyons clairement que le Fils promis est également appelé « Dieu puissant » et « Père éternel ». Le Messie devait être non seulement le Fils de Dieu, mais Dieu lui-même, au point qu’il devient flou de savoir s’il est Fils ou Père.

    Bien que Jésus ait fait attention à ce qu’il a révélé sur lui-même au cours de son ministère terrestre – les dirigeants juifs strictement monothéistes de son époque étaient toujours à la recherche d’une occasion de se débarrasser de lui – il s’est identifié clairement comme Dieu à plusieurs reprises. Prenez cette déclaration, par exemple : « Oui, je vous le déclare, c’est la vérité : avant qu’Abraham soit né, « je suis. ». (Jean 8.58 dans la Nouvelle Bible en français courant). Son utilisation apparemment peu grammaticale du « Je suis » fait référence à une histoire fondamentale de l’Ancien Testament où Dieu articule son Nom : « Moïse dit à Dieu : J’irai donc vers les enfants d’Israël, et je leur dirai : Le Dieu de vos pères m’envoie vers vous. Mais, s’ils me demandent quel est son nom, que leur répondrai-je ? Dieu dit à Moïse : Je suis celui qui suis. Et il ajouta : C’est ainsi que tu répondras aux enfants d’Israël : Celui qui s’appelle “je suis” m’a envoyé vers vous. ». (Exode 3.13-14)

    Ainsi, lorsque Jésus a dit qu’il est « Je suis », associé à son affirmation que lui, un homme d’une trentaine d’années, était là avant l’époque d’Abraham, 2000 ans auparavant, il prétendait être Dieu lui-même, existant en dehors de l’échelle du temps des humains.

    Et sur la question de l’Unité, Jésus était à nouveau étonnamment clair : « Moi et le Père sommes un », a-t-il dit aux chefs juifs (Jean 10.30). Et à ses disciples : « Quiconque m’a vu a vu le Père » (Jean 14.9).

    Consolateur

    Mais la Trinité n’inclut-elle pas aussi le Saint-Esprit ? Si ! La Genèse 1.2 mentionne « l’Esprit de Dieu » ou, en hébreu, Ruach Elohim. Ruach signifie « souffle » ou « vent ». En anglais, on sent ce sens littéral derrière « Spirit » quand on utilise des mots comme « respiration », « inspiration » ou « expiration ».

    Mais si l’Ancien Testament utilise l’expression « Saint-Esprit » plus d’une fois, c’est dans le Nouveau Testament que nous voyons le plus clairement le Père, le Fils et le Saint-Esprit avec des rôles distincts. Au baptême de Jésus, par exemple : « Dès que Jésus eut été baptisé, il sortit de l’eau. Et voici, les cieux s’ouvrirent, et il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. » (Matthieu 3.16-17). Nous voyons donc ici Jésus, un humain, identifié comme le Fils par son Père. Nous voyons également le Saint-Esprit, différencié du Père et du Fils par sa forme de colombe et par le fait qu’il est en contact physique avec Jésus, en contraste avec la « voix du ciel » du Père. Jusqu’à ce jour, en suivant ce précédent et en accord avec les instructions de Jésus (voir Matthieu 28.19), les chrétiens de tous bords baptisent avec les mots suivants « Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ».

    Jésus a essayé d’expliquer les différents rôles du Père, du Fils et du Saint-Esprit à ses disciples, mais ils ont eu du mal à le comprendre au début. Il leur a promis la présence et l’aide du « Consolateur » ou « Défenseur ». Prenons par exemple Jean 14.26 : « Mais le consolateur, l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. » Ici encore, nous voyons les trois Personnes de la Trinité : le Père, le Fils (Jésus, qui parle) et le Saint Esprit.

    Bien plus encore

    Bien que cet article soit une introduction à ce que la Bible dit sur la Trinité – s’il vous plaît, ne le prenez pas comme une étude complète. Il y a tellement plus à explorer. Le rôle de Jésus en tant que Créateur, Parole, Messie et Agneau de Dieu, par exemple (voir Jean 1, un chapitre que vous pourriez facilement passer le reste de votre vie à découvrir) ; la preuve biblique que le Saint-Esprit est bien une Personne avec des sentiments et une souveraineté, et non une présence ou une force nébuleuse ; ou la vérité d’un Père aimant et au cœur brisé, plutôt que le mythe d’un Dieu vengeur et sanguinaire qui avait besoin d’être apaisé par la mort sacrificielle de Jésus.

    Procurez-vous une traduction moderne rigoureuse de la Bible dans la langue de votre cœur, priez pour en avoir le cœur net et lisez, réfléchissez, comparez, faites des recherches et priez encore. Demandez conseil à des chrétiens convaincus et expérimentés pour vous aider dans les moments difficiles. Et n’ayez pas peur de ne pas savoir.

    Notre Dieu est un Dieu d’un mystère infini – nous pouvons passer l’éternité à apprendre à le connaître.

    L’apôtre Paul a terminé l’une de ses lettres par la bénédiction trinitaire suivante – cela semble particulièrement approprié ici aussi : « Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit soient avec vous tous » (2 Corinthiens 13.14).

    Kent Kingston est rédacteur en chef de Signs of the Times. Il vit avec sa famille dans la région du lac Macquarie en Nouvelle-Galles du Sud.
    Source : https://signsofthetimes.org.au/2020/01/three-in-one/

  • EDS – Jeudi 20 février – Les saints du Très-Haut

    Qu’arrive-t-il au peuple de Dieu d’après les textes suivants ? Dn 7.18,21,22,25,27.

    Les saints du Très-Haut désigne le peuple de Dieu. Ils sont attaqués par la puissance représentée par la petite corne. Comme ils tiennent à rester fidèles à la Parole de Dieu, ils sont persécutés pendant la période de domination papale. Les chrétiens furent également persécutés à l’époque de la Rome païenne (la quatrième bête), mais la persécution mentionnée dans Daniel 7.25 est une persécution des saints par la petite corne, qui ne survient qu’après la fin de la phase païenne de Rome.

    Cependant, le peuple de Dieu ne sera pas soumis éternellement à l’oppression par des puissances mondiales. Le royaume de Dieu remplacera les royaumes du monde. Chose intéressante, dans la vision, on donne au Fils de l’homme la domination, l’honneur et la royauté (Dn 7.14). Mais l’interprétation proposée par l’ange, c’est que ce sont les saints qui reçoivent le royaume (Dn 7.18). Il ne s’agit pas d’une contradiction. Vu que le Fils de l’homme est lié à Dieu et à l’humanité, sa victoire est aussi la victoire de ceux qu’il représente.

    Quand le grand prêtre demande s’il est le Messie, le Fils de Dieu, Jésus renvoie au Psaume 110.1 ainsi qu’à Daniel 7.13,14 et dit : C’est moi. Et vous verrez le Fils de l’homme assis à la droite de la Puissance et venant avec les nuées du ciel (Mc 14.62). Par conséquent, Jésus est celui qui nous représente dans le tribunal céleste. Il a déjà vaincu les puissances des ténèbres et partage son triomphe avec ceux qui s’approchent de lui. Par conséquent, il n’y a aucune raison d’avoir peur. Comme l’apôtre Paul le déclare avec beaucoup de justesse : Mais dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Car je suis persuadé que ni mort, ni vie, ni anges, ni principats, ni présent, ni avenir, ni puissances, ni hauteur, ni profondeur, ni aucune autre création ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu en Jésus-Christ notre Seigneur (Rm 8.37-39).

    Voyez avec quelle précision la vision de Daniel décrit l’histoire, des milliers d’années à l’avance. En quoi cela devrait-il nous aider à apprendre à faire confiance à toutes les promesses de Dieu pour l’avenir ?


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  • EDS – Mercredi 19 février – La venue du fils de l′homme

    Lisez Daniel 7.13 (Segond 21). Qui est le fils de l’homme ici, et comment peut-on l’identifier ? (Voir également Mc 13.26, Mt 8.20, Mt 9.6, Lc 9.26, Lc 12.8).

    Alors que le jugement se déroule, un personnage des plus éminents fait son entrée : le Fils de l’homme. Qui est-il ? D’abord, le Fils de l’homme apparaît en tant que personnage céleste individuel. Mais comme son titre l’implique, il manifeste également des traits humains. En d’autres termes, il s’agit d’un être divino-humain qui vient jouer un rôle actif dans le jugement. Deuxième chose, le Fils de l’homme qui vient sur les nuées des cieux est une image courante du retour de Jésus dans le Nouveau Testament. Cependant, dans Daniel 7.13 spécifiquement, le Fils de l’homme n’est pas décrit comme venant des cieux sur la terre, mais comme se déplaçant horizontalement d’un endroit céleste à un autre afin apparaître devant l’Ancien des jours. Troisième élément, la description du Fils de l’homme venant avec les nuées des cieux laisse entendre une manifestation visible du Seigneur. Mais cette image rappelle également le grand prêtre qui, entouré d’un nuage d’encens, entre dans le Lieu Très Saint au Jour des Expiations pour accomplir la purification du sanctuaire.

    Le Fils de l’homme est également un personnage royal. Il reçoit la domination, l’honneur et la royauté et tous les peuples, les nations et les langues se mirent à le servir (Dn 7.14). Le verbe « servir » peut également être traduit par « adorer. » Il apparaît à neuf reprises dans les chapitres 1-7 (Dn 3.12,14,17,18,28 ; Dn 6.16,20 ; Dn 7.14,27) et implique l’idée de rendre hommage à une divinité. Ainsi, en conséquence de la tentative pour changer la loi de Dieu, le système religieux représenté par la petite corne corrompt l’adoration qui revient à Dieu. Le jugement dépeint ici montre que la véritable adoration est enfin restaurée. Le système d’adoration mis en place par le système papal, entre autres éléments, place un être humain déchu en tant que médiateur entre Dieu et l’humanité. Daniel montre que le seul médiateur capable de représenter l’humanité devant Dieu est le Fils de l’homme. Comme la Bible le dit : Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les humains, l’humain Jésus-Christ (1 Tm 2.5).

    D’après tout ce que nous avons lu dans la Bible sur la vie et le caractère de Jésus, pourquoi est-il si réconfortant de savoir que sa personne est au cœur du jugement décrit ici ?


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  • EDS – Mardi 18 février – Les juges s′assirent

    Après la vision des quatre bêtes et des activités de la petite corne, le prophète voit une scène de jugement au ciel (Dn 7.9,10,13,14). Alors que le tribunal se réunit, des trônes sont installés et l’Ancien des Jours prend place. Comme le montre la scène céleste, des milliers et des milliers d’êtres célestes servent l’Ancien des jours, le tribunal s’assied, et les livres sont ouverts.

    Il est important de noter que ce jugement survient après la période de 1260 ans de l’activité de la petite corne (538-1798 après J.-C. ; voir leçon de vendredi) mais avant l’établissement du royaume final de Dieu. En fait, à trois reprises dans la vision la séquence suivante apparait :

    Phase petite corne (538-1798)

    Jugement céleste

    Royaume éternel de Dieu

    Lisez Daniel 7.13,14,21,22,26,27. En quoi le jugement de Dieu est-il avantageux pour le peuple de Dieu ?

    L’Ancien Testament décrit plusieurs actes de jugement liés au tabernacle et au temple, mais le jugement évoqué ici est différent. Il s’agit d’un jugement cosmique qui touche non seulement la petite corne, mais aussi les saints du Très-Haut, qui recevront finalement le royaume.

    Daniel 7 ne décrit pas le jugement et ne donne pas de détails sur son commencement et sa conclusion. Mais il implique que le jugement est entrepris à la suite de l’attaque menée par la petite corne contre Dieu et son peuple. L’idée ici, c’est donc de souligner le commencement d’un jugement aux proportions cosmiques. À partir de Daniel 8 et 9 (voir prochaines semaines), nous en apprendrons davantage sur le commencement du jugement et le fait que ce jugement est lié à la purification du sanctuaire céleste pendant le Jour des Expiations céleste. La leçon ici, c’est que nous aurons clairement un jugement avant le retour de Jésus, qui aura lieu au ciel, et qui sera en faveur du peuple de Dieu (Dn 7.22).

    Pourquoi est-il aussi crucial de comprendre ce que Jésus a accompli pour nous sur la croix si nous voulons avoir de l’assurance au jour du jugement ? Quelle espérance aurions-nous, ou même pourrions-nous avoir, sans la croix ? (Voir Rm 8.1).


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  • EDS – Lundi 17 février – La petite corne

    Lisez Daniel 7.7,8,19-25. Qui est la petite corne qui surgit directement de la quatrième bête tout en demeurant une partie d’elle ?

    Hier, nous avons appris que l’animal féroce ayant dix cornes et régnant sur le monde avec une cruauté maximum représente la Rome païenne. À présent, voyons la petite corne et la puissance qu’elle représente. Dans la vision, le quatrième animal a dix cornes, dont trois ont été arrachées pour laisser la place à une petite corne. Cette corne a des yeux humains et parle avec arrogance (Dn 7.8). Il est clair que la petite corne émerge de l’entité représentée par la bête terrible, qui est la Rome païenne. D’une certaine manière, la corne développe ou prolonge certaines caractéristiques de la Rome païenne. Il s’agit simplement d’une étape plus tardive de la même puissance.

    Daniel voit cette autre corne qui fait la guerre aux saints. L’ange lui explique que cette corne est un roi qui accomplira trois actes impies : (1) il parlera avec arrogance contre le Très-Haut, (2) il persécutera les saints du Très-Haut, (3) il visera à changer les temps et la loi. Et par conséquence, les saints seront livrés entre ses mains. Ensuite, l’ange donne la durée des activités de la petite corne : un temps, des temps et la moitié d’un temps. Dans cet exemple de langage prophétique, le mot temps signifie « année » et ainsi l’expression des temps au pluriel signifie années, sous forme double : « deux années. » Il s’agit donc d’une période de trois années et demi prophétiques, qui, suivant le principe jour-année, renvoient à une période de 1260 années. Pendant cette période, la petite corne organise une attaque contre Dieu, persécute les saints, et tente de changer la loi de Dieu.

    Lisez 2 Thessaloniciens 2.1-12. Quelles similitudes y a-t-il entre le Sans-loi et la petite corne ? De quelle puissance s’agit-il selon nous, et pourquoi ? Quelle est la seule puissance qui soit née de la Rome païenne, mais qui en fait toujours partie, une puissance qui s’étend de l’époque de la Rome païenne jusqu’à la fin du monde, ce qui signifie qu’elle existe toujours aujourd’hui ?


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  • EDS – Dimanche 16 février – Quatre animaux

    Lisez Daniel 7. Quelle est l’essence de ce que voit Daniel, et quel est le sujet de la vision ?

    Chaque animal montré à Daniel correspond à une section de la statue montrée à Nabuchodonosor, mais à présent de plus amples détails sont donnés sur chaque royaume. Comme il est intéressant que ces créatures, qui symbolisent des nations païennes, soient toutes des animaux impurs. De plus, à part la quatrième bête, Daniel décrit les animaux comme ressemblant à des créatures connues. Ainsi, les animaux ne sont pas des symboles arbitraires, dans la mesure où chacun a des caractéristiques ou renvoie à un aspect du royaume qu’il représente.

    Lion : Le lion est une représentation des plus appropriées de Babylone. Des lions ailés ornaient les murs des palais et d’autres œuvres d’art babyloniennes. Le lion décrit dans la vision se fait finalement arracher les ailes, se tient debout comme un homme, et reçoit un cœur humain. Ce processus symbolise l’empire babylonien avec ses rois.

    Ours : L’ours représente l’empire médo-persan. Le fait qu’il soit dressé sur un côté indique la supériorité des Perses sur les Mèdes. Les trois côtes entre ses dents représentent les trois principales conquêtes de l’empire médo-persan : la Lydie, Babylone et l’Égypte.

    Léopard : Le léopard rapide représente l’empire grec établi par Alexandre le Grand. Les quatre ailes rendent cette bête encore plus rapide, représentation appropriée d’Alexandre, qui en l’espace de quelques années seulement, parvint à dominer le monde connu d’alors.

    Une bête terrible, effrayante et extraordinairement forte : tandis que les précédentes entités ne font que ressembler aux animaux mentionnés, celle-ci est une entité en soi. En effet, les premières sont décrites comme « semblable » à un lion ou « semblable » à un ours, mais celle-ci ne ressemble à aucun animal. Cette bête aux multiples cornes semble également bien plus cruelle et avide que les précédentes. De ce fait, c’est une représentation appropriée de la Rome païenne, qui a conquis, a régné et a piétiné le monde.

    Toutes ces milliers d’années d’histoire humaine se sont déroulées comme c’était prédit. Quel réconfort pouvez-vous en retirer sachant que par-dessus toute la clameur, l’agitation, et parfois le chaos complet, Dieu règne ? Qu’est-ce que cela nous enseigne sur la fiabilité de l’Écriture ?


    GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (1er Trimestre 2020)

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  • EDS – Samedi 15 février – DE LA MER DÉCHAÎNÉE AUX NUÉES DES CIEUX

    SABBAT APRÈS-MIDI

    Étude de la semaine :

    Daniel 7 ; 2 Th 2.1-12 ; Rm 8.1 ; Mc 13.26 ; Lc 9.26 ; Lc 12.8 ; 1 Tm 2.5.

    Verset à mémoriser :

    La royauté, la domination et la grandeur de tous les royaumes qui sont sous le ciel seront données au peuple des saints du Très-Haut. Son règne durera toujours, et tous les dominateurs le serviront et l’écouteront (Daniel 7.27.).

    La vision de Daniel 7, notre thème de cette semaine, fait écho au rêve de Daniel 2. Mais Daniel 7 développe ce qui a été révélé dans Daniel 2. D’abord, la vision survient de nuit et décrit la mer agitée par les quatre vents. Les ténèbres et l’eau rappellent la création, mais ici, la création semble déformée ou attaquée. Deuxièmement, les animaux dans la vision sont impurs et hybrides, ce qui représente une violation de l’ordre créé. Troisième chose, les animaux sont décrits comme exerçant la domination ; ainsi, il apparait que la domination donnée par Dieu à Adam dans le jardin a été usurpée par ces puissances. Quatrièmement, avec la venue du Fils de l’homme, la domination est rendue à ceux à qui elle appartient. Ce qu’Adam a perdu dans le jardin, le Fils de l’homme le récupère lors du jugement céleste.

    La description ci-dessus donne une vue panoramique de l’imagerie biblique qui court en toile de fond de cette vision hautement symbolique. Heureusement, certains des détails cruciaux de la vision sont expliqués par l’ange, de sorte que nous pouvons comprendre les principaux contours de cette prophétie extraordinaire.

    Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 22 février.


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